Affaire de l'UIMM: Perquisitions chez les syndicats

AFFAIRES FO, la CFDT, la CGC et la CFTC figurent parmi les objectifs de la brigade financière...

Avec agence

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Un témoignage recueilli par le juge chargé de l'enquête sur les retraits suspects des caisses de l'UIMM accrédite l'hypothèse que ces fonds ont bénéficié aux syndicats, dont la CGT, à des partis politiques, mais aussi au CNPF, l'ancêtre du Medef.
Un témoignage recueilli par le juge chargé de l'enquête sur les retraits suspects des caisses de l'UIMM accrédite l'hypothèse que ces fonds ont bénéficié aux syndicats, dont la CGT, à des partis politiques, mais aussi au CNPF, l'ancêtre du Medef. — Medhi Fedouach AFP/Archives

Des perquisitions dans des locaux de quatre syndicats étaient en cours mercredi à Paris, dans le cadre de l'enquête sur l'Union des métiers et industries de la métallurgie (UIMM), afin de déterminer s'ils avaient ou non perçu des fonds de l'organisation patronale. Les locaux parisiens des fédérations de la métallurgie de FO, de la CFDT, de la CGC et de la CFTC figuraient parmi les objectifs des enquêteurs de la brigade financière et du juge financier chargé de cette enquête, Roger le Loire.

>> Notre dossier sur l'affaire de l'UIMM
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Outre ces quatre objectifs, le siège parisien de la confédération CTFC devait être aussi visé par une perquisition, ont précisé ces sources. Seule la CFE-CGC Métallurgie a confirmé les perquisitions en cours. «Des agents de la brigade financière sont arrivés ce matin vers 9h et sont toujours là» a déclaré à l'AFP la fédération, en précisant que le syndicat n'avait pas été prévenu. Elle s'est refusé à tout commentaire.

Largesses

Les responsables des trois autres fédérations métallurgie n'ont ni confirmé ni démenti les perquisitions. «Je n'ai rien vu et n'ai pas bougé de mon bureau» a déclaré Hervé Périer, l'un des secrétaires fédéraux de FO Métaux. On ne reçoit pas d'argent et n'en donne pas non plus, il n'y a aucun souci» a-t-il ajouté. A la CFDT Métallurgie «pour le moment, on n'a rien à dire». Les enquêteurs cherchent à déterminer si ces organisations syndicales ont bénéficié, et dans quelle mesure, des largesses du patronat de la métallurgie sous forme de versements en liquide ou de chèques.

Ils cherchent à savoir si ces fonds proviennent d'une caisse de secours mutuel de l'UIMM créée en 1972, l'Epim.