Affaire du petit Grégory: Une cellule de la gendarmerie se saisit de l'enquête

JUSTICE Les enquêteurs vont procéder aux tests ADN...

M. D. avec agence

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Dans un premier sac plastique, sont soigneusement pliés les vêtements de l'enfant, son bonnet, son anorak et son survêtement. Dans un deuxième, est conservée la cordelette ayant entravé les poignets et les chevilles de l'enfant. Dans un troisième, une seringue et son conditionnement d'insuline, retrouvée sur place. Et dans un quatrième sac, les lettres du "corbeau", envoyées aux parents.
Dans un premier sac plastique, sont soigneusement pliés les vêtements de l'enfant, son bonnet, son anorak et son survêtement. Dans un deuxième, est conservée la cordelette ayant entravé les poignets et les chevilles de l'enfant. Dans un troisième, une seringue et son conditionnement d'insuline, retrouvée sur place. Et dans un quatrième sac, les lettres du "corbeau", envoyées aux parents. — Jeff Pachoud AFP

Une cellule, composée de douze enquêteurs de la gendarmerie, a été chargée lundi d'opérer des comparaisons génétiques visant à élucider le meurtre du petit Grégory, révèle ce mardi le site lefigaro.fr.

Le juge d'instruction Jean-François Pontonnier a officiellement saisi lundi la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) d'une «commission rogatoire technique» afin d'exploiter les résultats des expertises ADN remis fin octobre par le laboratoire Biomnis, selon le site.

Des contaminations accidentelles

La cellule sera chargée de «vérifier que les traces ADN récemment mises au jour sur plusieurs scellés ne correspondent pas à des contaminations accidentelles imputables aux divers magistrats, greffiers et enquêteurs qui ont eu à les manipuler tout au long de la procédure», précise lefigaro.fr.

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Outre un directeur d'enquête et des spécialistes en analyse criminelle, la cellule regroupera plusieurs «coordinateurs de la criminalistique», chargés de gérer l'ensemble des opérations techniques, ajoute le site Internet.

L'AFFAIRE

Grégory, quatre ans, avait été retrouvé mort le 16 octobre 1984 pieds et poings liés dans la Vologne, une rivière des Vosges. Le lendemain du meurtre, les parents avaient reçu une lettre anonyme: «Ton fils est mort. Je me suis vengé».