Les maires de France veulent de l'argent

GROGNE A la veille de l'ouverture de leur congrès annuel, les élus répètent leur inquiétude au sujet de la suppression de la taxe professionnelle...

J. M.

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Neuf associations d'élus locaux se sont déclarées hostiles mardi à la suppression partielle de la taxe professionnelle en 2010, annoncée par Nicolas Sarkozy début février, et ont demandé une "réforme ambitieuse, innovante", "garantissant le lien entre les entreprises et les territoires".
Neuf associations d'élus locaux se sont déclarées hostiles mardi à la suppression partielle de la taxe professionnelle en 2010, annoncée par Nicolas Sarkozy début février, et ont demandé une "réforme ambitieuse, innovante", "garantissant le lien entre les entreprises et les territoires". — Bertrand Guay AFP/Archives

Les maires d'Outre-mer ont dégainé les premiers, mais leurs confrères de métropole attendent leur tour. De nombreux élus ultra-marins ont fait part ce lundi à Paris de leurs difficultés financières et de leur inquiétude à propos de la suppression de la taxe professionnelle (TP) à l'occasion de la journée des élus d'Outre-mer organisée à l'hôtel de ville de Paris par l'association des maires de France (AMF).

Dès mardi, s'ouvrira le Congrès des maires de France, sur fond de «crise et réformes», comme l'annonce le programme. Un congrès qui, pour la première fois depuis son élection à la présidence de la République, se tiendra sans Nicolas Sarkozy. Invoquant un emploi du temps trop chargé, le chef de l'Etat a préféré envoyer son Premier ministre affronter la fronde des élus.

Des invités à l'Elysée triés sur le volet

C'est en effet François Fillon qui se rendra au congrès dès mardi matin, après un débat sur la réforme des collectivités. Et c'est à Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur, que reviendra la tâche de prononcer, jeudi, le discours de clôture de l'événement.

Ce n'est que le lendemain que des représentants des associations seront reçus à l'Élysée vendredi matin. Une démarche qui ne satisfait pas tout le monde, le secrétaire général de l'AMF déplorant une sélection des élus reçus pour l'occasion. Les maires de gauche menaceraient même de boycotter le rendez-vous.