Après Charles Pasqua, Arcadi Gaydamak mouille aussi Jacques Chirac

ANGOLAGATE Il affirme que Jacques Chirac était au courant de son intervention...

Avec agence

— 

Quant au sénateur UMP Charles Pasqua, qui semble occuper une place de choix dans les carnets à spirales, il "joindra sa plainte aux plaintes déjà déposées", ou "déposera plainte en son nom", selon son avocat.
Quant au sénateur UMP Charles Pasqua, qui semble occuper une place de choix dans les carnets à spirales, il "joindra sa plainte aux plaintes déjà déposées", ou "déposera plainte en son nom", selon son avocat. — Martin Bureau AFP

L'homme d'affaires Arcadi Gaydamak, condamné à six ans de prison ferme dans l'Angolagate, a assuré dans un entretien à paraître samedi dans le JDD avoir mis en contact les services secrets russes avec l'Elysée pour obtenir en 1995 la libération de deux pilotes français en Bosnie.

Prié de dire si Charles Pasqua a raison quand il affirme que Jacques Chirac et Dominique de Villepin, alors secrétaire général de l'Elysée, étaient au courant de son intervention il répond: «Bien sûr qu'ils savent tout ce que j'ai fait! Il y a une série de preuves qui existent». Lors de sa conférence de presse, Charles Pasqua a affirmé récemment que Jacques Chirac, alors président de la République, avait «débloqué 900.000 francs» pour la libération de ces deux pilotes basés à Nancy-Ochey (Meurthe-et-Moselle).

Feu vert


Arcadi Gaydamak indique qu'il a mis en contact les services secrets intérieurs russes (FSB) avec Jean-Charles Marchiani, ancien préfet du Var et proche de Pasqua, à Moscou et que le représentant du FSB en France a rencontré Dominique de Villepin à Paris. «Rien n'aurait été possible sans un feu vert direct des Russes avec la présidence de la République», ajoute t-il.

Visé par un mandat d'arrêt, Aracdi Gaydamak a été condamné pour commerce d'armes, trafic d'influence et blanchiment dans l'Angolagate. Il serait actuellement à Moscou.

Il affirme parallèlement qu'il est «absurbe de lier» la médaille du mérite qu'il a reçue en 1996 au versement de fonds à une association dont le vice-président était Charles Pasqua. Ce dernier a été reconnu coupable de trafic d'influence passif dans l'Angolagate pour avoir favorisé l'attribution de l'ordre du mérite à l'homme d'affaires russe.