Ségolène Royal va envoyer un «chèque contraception» aux lycéennes de sa région

EDUCATION NATIONALE Objectif: lutter contre les «grossesses précoces»...

Avec agence

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Le Haut conseil de la population et de la famille préconise une contraception gratuite et anonyme pour les mineures, dont quelque 13.000 ont recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG) chaque année en France, dans un rapport publié mardi.
Le Haut conseil de la population et de la famille préconise une contraception gratuite et anonyme pour les mineures, dont quelque 13.000 ont recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG) chaque année en France, dans un rapport publié mardi. — Mychele Daniau AFP/Archives

Ségolène Royal a indiqué jeudi qu'elle allait faire envoyer, dès la semaine prochaine dans les lycées de la région Poitou-Charentes qu'elle préside, des chèques contraception à destination de jeunes filles mineures malgré «le blocage de l'Education nationale».
 
Pour l'instant «il y a un blocage du ministère de l'Education nationale, de M. Chatel» mais «je vais le faire quand même parce que je veux lutter contre les grossesses précoces des filles mineures», a affirmé Ségolène Royal sur RMC et BFM-TV.
 
Elle a précisé que ces chéquiers seraient envoyés «en début de semaine prochaine» et qu'ils seraient le cas échéant «donnés par l'intermédiaire des infirmières scolaires».
 
Instaurer «un dialogue»
 
L'ex-candidate à la présidentielle a expliqué que ces chéquiers étaient en fait «un carnet de tickets»: un pour «une consultation médicale gratuite, un deuxième ticket pour accéder à l'achat de contraceptifs, un ticket pour faire les analyses médicales et un ticket pour faire une visite de contrôle».
 
Cette mesure permettra d'instaurer «un dialogue avec des jeunes filles qui sont totalement paumées» et aussi éventuellement «de renouer le lien avec les parents», a-t-elle fait valoir.
 
«Mieux de prévenir»
 
«On donne bien la pilule du lendemain dans les établissements scolaires c'est encore mieux de prévenir», a souligné Ségolène Royal rappelant que c'était elle lorsqu'elle était ministre de l'Enseignement scolaire qui avait «autorisé les infirmières scolaires» à la «distribuer pour lutter contre les grossesses précoces».
 
«A 16 ans, 17 ans parfois 15 ans quand vous mettez un enfant au monde, je crois que c'est fait dans de mauvaises conditions». La contraception pour les mineures doit permettre à des jeunes filles «de milieux sociaux très très modestes et souvent en situation d'abandon de maîtriser leur avenir».

Et vous qu’en pensez-vous? Est-ce une bonne mesure?