Mur de Berlin: François Fillon veut être dans l'Histoire aussi

POLITIQUE Le Premier ministre a publié sur son profil Facebook une photo de lui donnant un coup de pioche dans le mur de Berlin. Comme le Président...

A. A.

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Capture d'écran de la photo de François Fillon, postée sur son profil Facebook
Capture d'écran de la photo de François Fillon, postée sur son profil Facebook — DR

Alors que rien ne permet de dire si, oui ou non, Nicolas Sarkozy était bien à Berlin le 9 novembre 1989, François Fillon est lui aussi pris dans cette polémique kafkaïenne.

Lundi soir, vers 21h30, il a publié sur son mur Facebook une photo de lui en train de donner un coup de pioche dans le mur de Berlin, arborant un long manteau ocre. La photo, prise de jour, n’est pas datée. Mais tout porte à croire qu’elle a été prise à partir du 10 novembre 1989. Elle ressemble en plusieurs points à la photo postée dimanche sur le profil Facebook du chef de l’Etat. Une photo prise, elle, de nuit, sur laquelle on voit Nicolas Sarkozy près du mur de Berlin, également en train de donner des coups de pioche.

Texte à trous

En guise de légende, sous sa photo, François Fillon explique qu’il était «à Berlin depuis le 7 novembre», participant «à un colloque organisé par l'Université Libre de Berlin et l'Institut des relations internationales de RDA sur les relations est-ouest.»

Il ne détaille pas ce qu’il a fait ensuite, ni le 8, ni le 9. Puis enchaîne: «J'étais d'ailleurs en compagnie d'autres parlementaires. Nous avons passé toute l'après midi et toute la soirée à assister aux premières grandes manifestations autour du mur, et vers 23h, nous avons croisé entre la porte de Brandbourg et le Check Point Charlie, Alain Juppé qui était accompagné de Nicolas Sarkozy et de Philippe Martel. Nous avons bavardé quelques minutes ensemble et puis ensuite, avec les personnes qui m'accompagnaient nous avons, vers minuit, passé le Check Point Charlie. Quand on était sur place on a compris qu'il se passait quelque chose d'immense, et moi je l'ai interprété comme un grand moment d'espoir, l'espoir que enfin la séparation de l'Europe allait s'achever.»

François Fillon avait déjà volé au secours du chef de l’Etat un peu plus tôt, lundi après-midi. Bien mal lui en a pris. Attestant avoir bien vu Nicolas Sarkozy le 9 novembre 1989 à Berlin, étant lui-même présent sur les lieux depuis le 7 novembre 1989, il s’est vu renvoyé dans les cordes. En effet, Libération a rappelé que François Fillon ne pouvait pas être resté à Berlin du 7 au 9 novembre 1989, puisqu’il était à l’Assemblée nationale, en France, donc, le 8 novembre 1989. Embrouille.