Un référent personnel pour chaque SDF

Vincent Vantighem

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« La situation est connue de tous. Le problème, c'est qu'on n'a pas su bouger. » Quatre mois après sa prise de fonction au secrétariat d'Etat au Logement, Benoist Apparu doit présenter, ce matin en Conseil des ministres, vingt mesures pour venir en aide aux sans domicile fixe. Tour d'horizon des principales dispositions.

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Un référent unique pour chaque SDF C'est le point phare du plan de Benoist Apparu. « On doit avoir un suivi personnalisé de tous les sans-abri. » Dès aujourd'hui, le secrétaire d'Etat commencera à installer des « référents personnels » auprès des SDF. Leur rôle sera de connaître leur situation et de suivre leur évolution. Il faudra toutefois six mois pour que cette mesure soit pleinement opérationnelle. « Mais on va passer d'un problème hivernal à une situation durable », promet-il.

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Un outil pour recenser les places Aujourd'hui à Paris, quand on appelle le 115, on tombe sur le Samu social, qui ne gère que 30 % des places d'hébergement d'urgence. « Certains soirs, les 30 % de places sont remplies, mais pas les autres », confie Benoist Apparu. Le 1er décembre, un outil informatique recensant l'ensemble des places disponibles dans la capitale sera fourni.

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Un planning pour les associations En quatre mois au ministère, c'est l'une des soirées dont Benoist Apparu se souvient le plus. « J'ai suivi une maraude. Il y avait deux associations qui travaillaient dans la même rue. Le lendemain, j'ai appris que personne n'était passé dans le quartier d'à côté. » Le plan prévoit donc de mutualiser le travail des associations à l'aide d'un planning pour que tout le territoire soit couvert par les maraudes et que certains SDF ne soient pas réveillés par différentes associations.

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Logement plutôt qu'hébergement « Les personnes en capacité d'accéder au logement doivent être immédiatement orientées vers cette solution », prévoit le plan gouvernemental. Aujourd'hui, on propose toujours dans un premier temps une place dans un foyer d'urgence. Pour faciliter la démarche, le secrétaire d'Etat compte « généraliser les partenariats entre les associations et les bailleurs sociaux ». W