La grippe A s'intensifie

SANTE Huit nouveaux décès ont été enregistrés depuis le 3 novembre...

S. C. avec agence

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Les fermetures d'écoles, collèges ou lycées se multiplient en raison de la multiplication de cas de grippe A H1N1.
Les fermetures d'écoles, collèges ou lycées se multiplient en raison de la multiplication de cas de grippe A H1N1. — MARCHI/ZEPPELIN/SIPA

Huit nouveaux décès attribués à la grippe H1N1 ont été signalés depuis le 3 novembre, portant à 30 le bilan des décès en France métropolitaine. Une augmentation liée à «l'intensification» du virus depuis trois semaines, a annoncé samedi l'Institut de veille sanitaire.

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Facteurs favorables

«L'augmentation des décès comme des cas graves sont parallèles à l'intensification de la circulation du virus H1N1 constatée ces trois dernières semaines en métropole», explique l'InVS dans un communiqué. Et les cas devraient encore se multiplier. « Nous rentrons en période de saison grippale, les facteurs météo et sociaux sont là», a souligné la directrice de l'InVS, Françoise Weber,sur RTL.

«Ce qu'on ne sait pas, c'est si la pandémie va se manifester en une seule vague extrêmement forte ou en plusieurs vagues», a-t-elle ajouté.

Ile-de-France

Les huit nouveaux décès comprennent ceux annoncés ces derniers jours, dont celui d'une jeune fille de 17 ans déjà malade à Marseille et d'un homme de 41 ans, greffé du poumon et du foie en 1997, à Paris.

Au total, 30 décès ont été attribués à la grippe H1N1 en France métropolitaine en 2009 et «pour 24 de ces décès, dont deux personnes sans facteurs de risque, le diagnostic a été confirmé virologiquement», précise l'InVS.

Cette semaine, l'InVS a signalé que la circulation du virus grippal H1N1 «continuait à s'intensifier» en France, dans toutes les régions mais de manière plus marquée dans les régions nord du pays, notamment en Ile-de-France. «Proportionnellement le nombre de cas graves et de décès n'est pas supérieur à celui de la grippe saisonnière. Mais une pandémie atteint beaucoup plus de monde et donc cette proportionnalité entraîne un nombre de cas graves et de décès qui vont être supérieurs», a rappelé la directrice de l'InVS.

Interrogée sur la nécessité d'une vaccination, à laquelle les Français ne semblent pas prêts à se soumettre, Françoise Weber souligné que l'état actuel de l'épidémie «incitait à la prévention, à la protection». Et de conclure: «C'est à chacun d'en tirer les conséquences.»