La condamnation de Jean-Christophe Mitterrand à 30 mois d'emprisonnement avec sursis pour fraude fiscale est désormais définitive, la Cour de cassation ayant rejeté son pourvoi contre cette sentence prononcée par la cour d'appel de Paris en janvier, a-t-on appris vendredi auprès de la Cour.
La condamnation de Jean-Christophe Mitterrand à 30 mois d'emprisonnement avec sursis pour fraude fiscale est désormais définitive, la Cour de cassation ayant rejeté son pourvoi contre cette sentence prononcée par la cour d'appel de Paris en janvier, a-t-on appris vendredi auprès de la Cour. — Pierre Andrieu AFP/Archives

JUSTICE

Angolagate: Jean-Christophe Mitterrand ne fera pas appel

Il déclare ne pas accepter la sentence mais a «envie de passer à autre chose»...

Jean-Christophe Mitterrand, fils aîné de l'ancien président de la République, a indiqué au Journal du Dimanche publié samedi qu'il ne ferait pas appel de sa condamnation à deux ans de prison avec sursis pour recel d'abus de biens sociaux dans l'affaire de l'Angolagate.

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«Je n'accepte pas la sentence, mais j'ai envie de passer à autre chose», a déclaré Jean-Christophe Mitterrand. «Si on lit le jugement, le tribunal correctionnel a reconnu que je ne pouvais pas être au courant d'un quelconque marché de ventes d'armes, assure-t-il. Les services que j'ai rendus à (Pierre) Falcone, et pour lesquels j'ai été rémunéré, c'était du conseil géopolitique.»

«Désavouer le juge Courroye»

«Le tribunal n'est pas allé au bout de son raisonnement: s'il m'avait relaxé entièrement, au bout de neuf ans d'acharnement contre moi, cela aurait été désavouer le juge (d'instruction Philippe) Courroye. Impossible!», affirme-t-il.

Jean-Christophe Mitterrand, qui était également poursuivi pour «complicité de trafic d'armes» dans ce procès fleuve sur une vaste affaire de commerce d'armes vers l'Angola remontant au milieu des années 90, se réjouit d'avoir été relaxé sur ce point. «C'est ce qu'il y a de plus important pour moi car cette mise en cause était infamante», indique-t-il.