Angolagate: Pasqua mouille Chirac et Balladur

POLITIQUE L'ancien ministre a l'air décidé de ne pas tomber tout seul...

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Quant au sénateur UMP Charles Pasqua, qui semble occuper une place de choix dans les carnets à spirales, il "joindra sa plainte aux plaintes déjà déposées", ou "déposera plainte en son nom", selon son avocat.
Quant au sénateur UMP Charles Pasqua, qui semble occuper une place de choix dans les carnets à spirales, il "joindra sa plainte aux plaintes déjà déposées", ou "déposera plainte en son nom", selon son avocat. — Martin Bureau AFP

Le sénateur Charles Pasqua, condamné en première instance à un an de prison ferme dans le dossier de l'Angolagate, a assuré que les anciens Premiers ministres Edouard Balladur et Alain Juppé étaient notamment au courant de la vente d'armes à l'Angola, dans un entretien au Figaro à paraître jeudi.

«Dans l’affaire de l’Angolagate, de nombreux documents ont été classifiés secret défense, et le tribunal n’a pas pu y avoir accès. Or, avec ces documents, on aura la preuve que tout le monde était au courant des ventes d’armes à l’Angola», affirme l'ancien ministre de l'Intérieur qui demande la levée du secret.

Balladur pas au courant

«Le président de la République, le Premier ministre, le ministre des Finances et le ministre de la Défense. Tous les quatre étaient forcément au courant. Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux Premiers ministres concernés que sont Edouard Balladur et Alain Juppé», précise-t-il.

Invité mercredi de Questions d'info LCP/France info/AFP, Edouard Balladur a assuré ne pas être au courant de ces ventes d'armes à l'Angola, qui se sont déroulées de 1993 à 1998.

«Je me permets de vous dire que je n'étais pas le Premier ministre de Jacques Chirac», a-t-il expliqué en ajoutant ne pas être informé «du tout» de ces questions. Aucune information concernant cette vente d'armes n'est parvenue sur votre bureau?, lui a-t-on demandé. «Pas que je me souvienne, non», a répondu M. Balladur.

«Faire trembler la République» ?


Sur Canal +, Charles Pasqua a été questionné sur le fait de savoir si la levée du secret défense pourrait faire «trembler la République», il a répondu : «Non, ça ne fera pas trembler la République, ça fera trembler un certain nombre de personnages de la République.

- Et ça garnira les prisons?

- Probablement», a-t-il répondu.