Ségolène Royal s'attaque au stress au travail

REPORTAGE Elle animait ce mercredi soir une «Université populaire et participative» sur le mal-être dans les entreprises...

Maud Descamps

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 Ségolène Royal anime une «Université populaire et participative» sur le travail, à la mairie du 4e arrondissement de Paris.
 Ségolène Royal anime une «Université populaire et participative» sur le travail, à la mairie du 4e arrondissement de Paris. — Maud Descamps/20minutes.fr

Dès son arrivée, à la mairie du 4e arrondissement de Paris, Ségolène Royal est assaillie par une nuée de journalistes. Elle est aussitôt interrogée sur le débat sur l'identité nationale. Il s'agit pour elle d'une «opération de diversion et une opération de conquête d'un certain électorat avant les élections régionales» de mars, mais ce débat «fondamental» doit avoir lieu, ajoute-elle avant d'entrer dans la mairie.
 
Des bonus-malus dans les entreprises
 
Elle anime, ce mercredi soir, une «Université populaire et participative» sur le travail. L'occasion, selon elle, de sonder les raisons profondes du mal-être et de la souffrance que les travailleurs vivent aujourd'hui au quotidien. La présidente du Poitou-Charente réclame la mise en place de bonus-malus dans les entreprises.

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La salle, au premier étage de la mairie, est pleine à craquer. Les sympathisants de Désir d'avenir peinent à trouver un siège. Ségolène Royal entre, suivie par les caméras. La salle se lève. Véritable ovation pour la présidente de la région Poitou-Charente. «Je viens de Bourges, mais je suis en vacances à Paris, alors je suis venue l'écouter», confie Amélie, 32 ans, «Pour moi, il est logique qu'elle s'exprime sur ce sujet», ajoute-t-elle.
 
Un thème qui nous concerne tous
 
Souriante, dans un tailleur gris, l'ex-candidate à la présidence française prend place derrière le pupitre. A ses côtés, des chefs d'entreprises, des syndicalistes, des chercheurs, mais aussi des écrivains et journalistes, spécialistes du mal-être dans les entreprises. Mais aucune tête connue du parti Socialiste.
 
«C'est un thème d'actualité qui nous concerne tous», confie un des sympathisants, faisant référence aux récents suicides chez France Telecom. «Je suis venu écouter Ségolène Royal bien sûr, mais aussi les spécialistes qui sont venus débattre sur le sujet», ajoute-t-il. Le calme se fait dans la salle. Les débats qui doivent durer jusqu'à tard dans la soirée, commencent par la projection d'un extrait du film « J'ai très mal au travail », de Jean-Michel Carré.