Olivier Metzner réclame la relaxe de Dominique de Villepin

PROCES Très offensif ce mercredi, l'avocat s'en est pris à Thierry Herzog...

Vincent Vantighem

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Dominique de Villepin au procès Clearstream le 12 octobre 2009
Dominique de Villepin au procès Clearstream le 12 octobre 2009 — HADJ/SIPA

Sur son banc, Thierry Herzog faisait mine de dormir quand l'avocat de Dominique de Villepin s'est emparé du micro. Simple illusion. Derrière ses yeux clos, l'avocat de Nicolas Sarkozy n'a sans doute pas manqué une miette de la plaidoirie de son adversaire. D'autant qu'Olivier Metzner n'a pas mis plus d'une heure et demie pour demander la relaxe de l'ancien premier Ministre. Mardi, Thierry Herzog avait pris deux fois plus de temps pour réclamer sa condamnation. «Mais en quatre heures, il n'a convaincu personne. Même pas lui même», a lâché Olivier Metzner au cours d'une plaidoirie offensive et ponctuée d'humour.

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Villepin simplement innocent

Ses fines lunettes sur le bout du nez, le défenseur de Villepin n'a jamais évoqué les dix-huit mois de prison requis contre son client. Pas besoin. Pour lui, il est tout simplement innocent. «Jamais personne en France n'a été condamné pour n'avoir rien fait, a-t-il lancé. On peut reprocher la même chose à Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy.» Ça, c'est pour la question du droit.
 
«A-t-il vu les listings?»

Pour les faits, Olivier Metzner s'en est simplement remis au dossier. «Y'a-t-il dedans une seule déclaration qui prouve que mon client a vu les listings, qu'il les a eus entre les mains?» Et l'avocat de s'interroger sur ces fameux listings où ne figurent ni entête Clearstream, ni signature, ni montant. «J'imagine bien Paul de Nagy se présentant au Luxembourg pour réclamer l'argent des listings», a-t-il ironisé.

Dans la salle des pas perdus, à l'issue de l'audience, Thierry Herzog a adopté le même registre: «Pour ne rien vous cacher, je n'ai pas bien compris mais j'étais mal placé. C'est dommage qu'avec les moyens de communication moderne il n'y ait pas de sous-titrage.»

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