Martine aubry veut travailler avec la gauche «sur l'essentiel»

POLITIQUE Un table ronde réunissait les partis de gauches...

Avec agence

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 Martine Aubry lors du Conseil national du Parti socialiste le 12 septembre 2009.
 Martine Aubry lors du Conseil national du Parti socialiste le 12 septembre 2009. — BORIS HORVAT / AFP

La numéro un socialiste, Martine Aubry, a estimé samedi que le coup d'envoi était donné pour «travailler ensemble sur l'essentiel» avec les partenaires de gauche du PS. «Nous devons travailler ensemble sur l'essentiel, l'essentiel, ce sont les idées, le retour des valeurs de la gauche et c'est le projet que nous voulons préparer ensemble», a-t-elle affirmé, concluant la journée de débat et de réflexion sur l'emploi avec ses partenaires de gauche.

«Après les ateliers de la gauche du PCF auxquels nous avons tous participé, après cette journée que nous avons organisée, après les rencontres que les Verts organisent, je crois qu'on peut dire "c'est parti"», a-t-elle lancé devant quelque 200 personnes réunies à La Bellevilloise à Paris (XXème arrondissement).

Table ronde sans le NPA


Une table ronde a réuni Jean-Vincent Placé (Verts), Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG), Patrick Quinquenton (MRC), Pierre Laurent (PC) et Alain Vidalies (PS). Mais pas Olivier Besancenot, alors que la moitié des sympathisants PS veulent s’allier au facteur. La première secrétaire a jugé que l'expression «maison commune» de la gauche «n'aurait de sens qu'avec des fondations solides».

«Ces fondations solides, ce sont les valeurs de la gauche que parfois nous avons un peu oubliées, ces murs, c'est le nouveau modèle de société qu'il nous faut mettre en place avec un nouveau modèle de développement qui remet l'économie devant la finance et qui porte à la fois un projet social et écologique», a-t-elle ajouté.

Croissance ou décroissance ?

Sur la croissance, pierre d'achoppement possible avec les Verts, Martine Aubry a affirmé: «Il faut se poser la question de la croissance. Je n'emploie pas le terme de décroissance. Je veux une croissance durable où nous sommes capables de dire "qu'est-ce qu'une société doit produire? Où doit-on mettre nos richesses?"».

A l'issue de la réunion, Mme Aubry, interrogée par la presse sur l'absence du Front de gauche et du NPA, a répondu: «je sais que vous avez l'habitude de regarder les petites choses qui ne vont pas, moi j'ai l'habitude de regarder ce ce qui va». Elle a jugé que «ce qui va», outre les ateliers du PCF, la journée sur l'emploi, et celle à venir des Verts sur le développement durable, c'est «la volonté de porter haut les valeurs de la gauche et d'être capables de construire un autre projet de société tout en étant près des Français aujourd'hui et notamment de tous ceux qui souffrent».