Hidalgo taquine Goujon sur le Pacs

SOCIETE La première adjointe au maire de Paris demande au maire du 15e de bien vouloir célébrer les cérémonies dans son arrondissement...

J. M. avec agence

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Anne Hidalgo, tête de liste du PS pour les municipales à Paris dans le XVème arrondissement, compte profiter d'une "belle dynamique" face au député UMP Philippe Goujon, qui affronte aussi une liste Modem et une liste dissidente soutenue par le maire de l'arrondissement René Galy-Dejean (ex-UMP).
Anne Hidalgo, tête de liste du PS pour les municipales à Paris dans le XVème arrondissement, compte profiter d'une "belle dynamique" face au député UMP Philippe Goujon, qui affronte aussi une liste Modem et une liste dissidente soutenue par le maire de l'arrondissement René Galy-Dejean (ex-UMP). — Joël Saget AFP/Archives

L'un applique la loi, l'autre veut répondre à «l'attente de nos concitoyens». Lui, c'est Philippe Goujon, maire UMP du 15e arrondissement de Paris. Il refuse de signer les Pacs en mairie, et invoque la loi voulue par Lionel Jospin, qui prévoit que la démarche soit effectuée au greffe d'un tribunal. Elle, c'est Anne Hidalgo, première adjointe PS au maire de Paris, qui lui a adressé un courrier pour lui demander «de bien vouloir autoriser - enfin - la tenue de célébrations de Pacs à la mairie du 15e».
 
«On doit appliquer strictement la loi»

«Je ne suis pas opposé au Pacs», s'est défendu Philippe Goujon, mais «en tant qu'officier d'état civil, on doit appliquer strictement la loi. On doit être extraordinairement prudent pour ne pas briser le consensus républicain», a-t-il ajouté. «Si la loi prévoit la signature du Pacs au greffe du tribunal, force est de constater qu'elle n'empêche nullement la tenue en mairie d'une cérémonie conviviale et symbolique», lui affirme Anne Hidalgo.
 
Pour l'élue PS, «c'est précisément ce qui se vérifie avec succès dans une majorité d'arrondissements de la capitale». Anne Hidalgo souligne en effet que dix ans après son entrée en vigueur, cette réforme «a dépassé les clivages partisans». Elle demande à Philippe Goujon pourquoi il empêche «les élus qui le souhaitent légitimement» de célébrer les Pacs «même si, pour des motifs qui (lui) sont propres, il exclut de les célébrer lui-même».