Roselyne Roeland, électrosensible: «Comme le dossier du tabac et de l'amiante»

TEMOIGNAGE Cette habitante de Chevreuse réagit au rapport de l'Afsset sur les ondes...

Laure de Charrette

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Roselyne Roeland, au milieu, vit à côté d'une antenne-relais, à Chevreuse (Yvelines).
Roselyne Roeland, au milieu, vit à côté d'une antenne-relais, à Chevreuse (Yvelines). — Sebastien Ortola / 20 Minutes

Roselyne Roeland est furieuse. «Ils disent tout et son contraire!», s'emporte cette mère de famille, qui voit dans les conclusions des experts de l'Afsset «une demie-vérité, ou plutôt un demi-mensonge».

Elle vit un calvaire depuis six ans à cause d'un pylône hérissé d'antennes-relais installé à 100 mètres de sa maison, à Chevreuse (Yvelines). Elle, son mari et ses deux jumelles de 17 ans souffrent de problèmes de sommeil, de vertiges, de maux de tête et de tachycardie.

La première à avoir porté plainte

«Le rapport freine des quatre fers pour ne pas reconnaître le risque lié aux ondes, dénoncé par les chercheurs indépendants depuis les années cinquante!». Elle est la première en France à avoir porté plainte, au pénal en septembre 2008, pour administration de substance nuisible.

«Ce dossier ressemble à celui du tabac et de l'amiante, l'Organisation mondiale de la santé avait aussi tardé à juger ces substances dangereuses pour la santé», soupire t-elle. Pour Roselyne, le salut ne viendra pas des autorités, mais bien de la justice, qui a condamné ça et là ces derniers mois les opérateurs de téléphonie mobile - Bouygues, Orange, etc - à démonter leurs antennes relais, en vertu du fameux principe de précaution. Reste que pour l'heure, le pylône triomphe toujours sous ses fenêtres, à flanc de colline.