Fabienne Justel va savoir ce jeudi si elle peut récupérer le sperme congelé de son mari décédé

JUSTICE La veuve souhaite se faire inséminer à l'étranger...

B.D. avec agence

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Fabienne Justel se bat pour que la législation française soit révisée.
Fabienne Justel se bat pour que la législation française soit révisée. — F. PERRY / AFP

Fabienne Justel va être fixée. Le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Rennes doit se prononcer ce jeudi sur la restitution du sperme congelé de son mari décédé. La veuve souhaite ainsi pouvoir se faire inséminer à l'étranger.

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Lors de l'audience du 23 septembre dernier, le ministère public s'était opposé à la demande. Fabienne Justel, 39 ans, avait alors clamé sa «révolte» et assuré dans le même temps qu'elle «ne baisserait pas les bras». Pourtant, elle ne sera pas au tribunal ce jeudi: «On connaît déjà la réponse, vu la position du parquet», a-t-elle déclaré.

Fabienne Justel, qui a trois enfants d'une autre union. Décédé d'un cancer trois mois après leur mariage en juin 2008, son mari Dominique avait effectué plusieurs dépôts de sperme pendant sa maladie, le premier remontant au 5 avril 2006.

Illégal en France

L'avocat du Cecos (Centre d'études et de conservation des oeufs et du sperme), Me Michel Poignard a depuis le début répété que cette demande n'avait aucune chance d'aboutir, puisque l'insémination post-mortem est interdite en France par la loi de bioéthique de 2004, contrairement à la législation d'autres pays en Europe comme l'Espagne.

Fabienne Justel a écrit aux parlementaires pour leur soumettre son cas. Ses beaux-parents ont aussi sollicité une dérogation, qui leur a été refusée, auprès du président de la République. Selon le directeur du Cecos de Rennes, Dominique Le Lannou, il n'y a eu que «cinq demandes de ce type en France en trente ans».