Villepin, Royal, les outsiders précurseurs

C. M.

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Ségolène Royal a mis en ligne une vidéo sur le site Désirs d'avenir pour clarifier sa position sur les fraudes au congrès de Reims dénoncées dans le livre Hold-uPS, arnaques et trahisons, le 15 septembre 2009.
Ségolène Royal a mis en ligne une vidéo sur le site Désirs d'avenir pour clarifier sa position sur les fraudes au congrès de Reims dénoncées dans le livre Hold-uPS, arnaques et trahisons, le 15 septembre 2009. — DR

Il a coiffé l'UMP au poteau et réalisé un joli buzz médiatique. Depuis un mois, Dominique de Villepin a son propre réseau social villepincom.net, qui revendique à ce jour plus de 2.000 utilisateurs.

On y trouve, comme sur Facebook, une page personnelle, un fil d'actualité et la possibilité de s'inscrire à des groupes. Et l'ancien Premier ministre s'engage à répondre aux questions des membres de la communauté deux fois par mois. Une manière d'exister en marge du parti, où la présence politique du rival de Nicolas Sarkozy est quasi nulle, en pleine affaire Clearstream.

Une méthode qui n'est pas nouvelle. La socialiste Ségolène Royal a continué à alimenter son site participatif Désirs d'avenir, lancé pour la campagne présidentielle de 2007. La présidente de Poitou-Charentes, qui a refusé la semaine dernière de réintégrer la direction du PS, entend d'ailleurs lui redonner une seconde vie. Le site vient ainsi de subir nouveau lifting après un premier toilettage complètement raté le mois dernier.