Une lueur d'espoir dans la réduction de la pauvreté

— 

Le gouvernement lui-même ne s'en cache pas. Le premier rapport qu'il a remis hier au Parlement sur le suivi de l'engagement de réduction de la pauvreté témoigne d'un bilan mitigé. Le 17 octobre 2007, Nicolas Sarkozy avait annoncé son intention de réduire d'un tiers la pauvreté en cinq ans. L'objectif, ambitieux, était de faire baisser le taux de pauvreté de 13,1 % en 2006 à 8,7 % en 2012, autrement dit, qu'au moins 2,6 millions de personnes gagnent désormais plus de 876 euros par mois. Mission impossible ? Pas forcément. Si les premiers résultats sont jugés « contrastés » - le nombre de ménages ne comptant aucun actif a baissé, mais le nombre de surendettés a fortement augmenté entre 2007 et 2008 -, les projections sont plutôt optimistes : le taux de pauvreté et la gravité des situations devraient avoir baissé de manière significative, entre 4,5 % et 14 % selon les indices, entre 2007 et 2009 (les évolutions sont connues avec dix-huit mois de retard). Et ce grâce notamment à la généralisation du revenu de solidarité active (RSA). Seulement, ces extrapolations sont antérieures à la crise économique mondiale. W

L. de Charette