Clearstream: le deuxième jour des plaidoiries des parties civiles en live comme au tribunal

Oriane Raffin, envoyée spéciale au Palais de Justice de Paris

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16h43: L'audience est levée pour aujourd'hui
16h43: Les gendarmes l'entraînent dehors
16h42: Il demande... 50 millions d'euros contre Sarkozy
16h41: "Abrégez monsieur", se lasse le président
L'homme poursuit, à toute vitesse, avec une voix aigue. "Votre demande", insiste le président.
16h40: "Bon, alors, vous voulez que j'aille vite..." "Oui" s'emporte alors le président
Il demande la relaxe de tous les prevenus. "Laissez le parler" s'enthousiame un avocat de Jean-Louis Gergorin.
16h39: "Cette audience était déjà suffisamment psychiatrisée..." poursuit Maître Maisonneuve...
16h38: Lahoud regarde l'homme, incrédule
16h35: "J'espère que lundi, Maître Herzog sortira de la même façon du tribunal", s'amuse Maître Maisonneuve, avocat de Squarcini, autre partie civile.
16h34: Il demande si le tribunal peut lui garantir son impartialité
16h33: Un second homme arrive à la barre, le président veut qu'il s'adresse à la salle depuis la place des parties civiles
En fait, il ne veut pas parler au micro. "Il faut que tout le monde vous entende", déclare le président.
16h32: les gendarmes interviennent pour sortir l'homme qui se couche par terre
Ils le portent dehors
16h30: Lui il s'attaque à Robert et Bourges, dont il a oublié le nom
"Eux sans qui l'affaire n'aurait jamais eu lieu". Il demande un million d'euros de dommages et intérêts à Bourge et Robert.
Au total: 2.610.003 euros
Il demande également la réouverture du dossier pour instruction. Le président s'énerve et lui demande de sortir de la salle.
16h29: En short, il s'approche de la barre, jettant nonchalament un pull sur son épaule
Le président lui demande de le retirer.
16h28: Il s'agit de l'ancien juge Bidalou
Il sera resté peu de temps à l'audience. L'avocate d'Alain Chouet se propose à aider les autres parties civiles, sans avocat.
16h26: Un homme se lève pour prendre la parole
Il veut les pièces de Renaud van Ruymbeke avant qu'il rende son jugement.
16h26: Bon ben voilà, c'est terminé pour les avocats
On passe aux parties civiles sans avocat.
16h25: l'audience reprend, avec l'avocate d'Alain Chouet
C'est un ancien responsable de la DGSE, qui est cité dans les listings. Il ne veut pas d'argent en dommages et intérêts ou de dédommagement de ses frais.

Il fait une entière confiance au tribunal pour faire la lumière sur cette affaire.
Pendant ce temps-là

On apprend que l'avocat Allain Guilloux, dont le nom été cité dans les listings, s'est désisté de sa constitution de partie civile, regrettant que sa thèse d'un rôle des Renseignements généraux dans la falsification des listings n'ait pas été retenue.

L'avocat a déposé mardi ses conclusions au greffe de la 11e chambre correctionnelle de Paris pour justifier son désistement.
16h02: Pour les éditions Jacob, 150.000 euros sont réclamés
Au total: 1.610.003 euros
16h01: L'audience est suspendue un quart d'heure
Ensuite les parties civiles sans avocat viendront...
15h57: "Madame Jacob a demandé des sommes importantes" prévient l'avocat
Pour elle-même: 1 franc symbolique (non, non, pas un euro, un franc) Jusque là, c'est pas important... c'est plutôt pour sa société, sa maison d'édition.
15h51: L'avocat veut savoir qui a mis Odile Jacob dans les listings et pourquoi...
Elle, elle parle du "syndicat des diffamateurs".
15h44: Odile Jacob, dont une lettre a été lue il y a quelques jours à l'audience "n'est pas satisfaite de ce procès"
15h43: Maître Comte arrive au micro pour l'éditrice Odile Jacob
15h42: L'avocate réclame la condamnation de Lahoud, Gergorin et Villepin, à la somme de 1 euro
Au total: 1.460.003 euros
15h41: "Pour Hortefeux, en mettant son nom, c'était pour toucher quelqu'un d'autre: Nicolas Sarkozy"
15h40: "La responsabilité de Lahoud et Gergorin est incontestable"
Quant à Villepin, "les mensonges sont la preuve qu'on veut cacher quelquechose."
15h38: Laïus sur l'amitié de "30 ans" entre Brice Hortefeux et Nicolas Sarkozy
15h33: Le compte présumé d'Hortefeux (HOR) apparaissait dans trois listings
Notamment celui de la dénonciation au juge Renaud van Ruymbeke.
15h28: On parle politique, Hortefeux, Sarkozy et Chirac
15h28: On revient sur la réunion en présence de Dominique de Villepin
15h25: Tiens, UNE avocatE au micro
C'est maître Le Fur qui est là pour Brice Hortefeux.
15h24: Il réclame 10.000 euros
Au total: 1.460.002 euros
15h23: Il intervient maintenant pour M. Auchi
Lui était sur trois listings.
15h21: "Cette atteinte a été intolérable", déplore l'avocat
Il réclame 30.000 euros. Au total: 1.450.002 euros
15h18: Son client ne sait pas pourquoi il s'est retrouvé sur les listings...
Il a plusieurs suppositions mais ne sait pas ce qui est vrai. Il a rencontré une fois Lahoud et une fois Gergorin. Mais ne sait pas lequel des deux a ajouté son nom à la liste.
15h17: L'avocat promet d'être bref. De toutes façons, il n'y a plus grand monde pour l'écouter...
15h15: L'avocat, qui pianotait sur son Blackberry pendant les autres plaidoiries,
attaque avec une référence à un article du monde.fr sur une "hackers academy". Drôle d'accroche.
15h13: Maître Stasi s'approche du micro
Lui va plaider pour Mr Jevakhoff.
15h12: L'avocat demande 100.000 euros
Il en manque (beaucoup d'avocats n'ont pas chiffré au micro), mais pour le moment, on atteint donc: 1.420.002 euros
15h11: "La conviction de François Gontier est établie":
C'est encore Lahoud et Gergorin qui vont trinquer. Pour Villepin, Gontier "s'en remet à l'avis du tribunal". Quant à Denis Robert "il mérite plus des hommages, il n'a fait que son travail".
15h08: C'est de la "dénonciation calomnieuse agravée" selon l'avocat
Selon lui, c'est un "délit de lacheté" car il "disqualifie des personnes qui n'ont rien à se reprocher".
15h07: "Nous sommes dans un bal de faussaires"
Après le bal des menteurs, c'est celui des faussaires. De plus en plus flatteur.
15h05: "Francois Gontier a été victime de dénonciation calomnieuse"
"C'est le venin, le poison distillé de façon opaque"
15h03: Maître Mignard a fini sa plaidoirie
La salle se vide, du coup. Voilà pourtant Maître Bourdon pour François Gontier.
15h01: Et on finit la plaidoirie avec un passage de Condorcet
14h53: Sur le préjudice subit par Gilbert Flam:
atteinte à l'honneur et diffamation.
14h52: Dominique de Villepin est un "bouc émissaire"
"C'est un arbre -fusse-t-il grand- qui cache la forêt"
14h51: L'avocat dénonce une instrumentalisation de la justice
Le fait qu'on ouvre une instruction "si tard" n'est pas anodin... c'était en mai 2006, à un an de l'élection présidentielle.
14h35: C'est maintenant au Général Rondot d'être la cible de l'énervement de l'avocat
14h24: ah, on passe à Dominique de Villepin
Sa faute ne serait pas "répréhensible", selon l'avocat.
14h23: "On a le sentiment que monsieur Gergorin ne voit pas toute une série de noms dans les listings."

14h20: Maintenant, on passe à Gergorin

14h17: Lahoud en prend un max avec Maître Mignard...
14h13: Il y a les falsificateurs, les menteurs, le certificateur (Général Rondot) et les inactifs et les taisants
Les falsificateurs-menteurs, ce sont Gergorin et Lahoud. "Lahoud est néanmoins un homme intelligent, capable de concevoir".
14h12: Maître Mignard veut ajouter René Descartes à la liste des prévenus...
Citant un passage sur le "doute".
14h11: Maître Mignard prend maintenant la parole
Il est là pour deux personnes: Edwy Plenel et Gilbert Flam.
14h10: Dominique Baudis réclame 1 euro de dommages et intérêts
Et la plaidoirie est déjà terminée...
14h06: L'avocat marche dans les rangs, contrairement aux autres, plutot statiques
14h06: L'audience reprend
C'est Maître Szpiner pour Dominique Baudis.
13h56: Un peu plus de monde cet après-midi...
10h47: L'audience de ce matin est levée
10h40: Maître Haik arrive au micro, pour Fabien Baussart
"un homme discret, qui n'a pas fait la une des magazines people, un homme comme tout un chacun"...
10h39: "M. de Villepin, je ne sais pas si vous êtes innoncent ou coupable, mais j'estime que la tâche ne sera pas facile pour vos avocats"
10h28: Finalement, le passage de ce livre a été supprimé avant publication...
10h20: "M. Ambiel a quitté ses fonctions le 22 avril 2004"
Le téléphone de l'avocat sonne...
"A cette date, il n'allait plus être utile de figurer dans les listings."

"Le 8 mars 2005, monsieur de Villepin et Dominique Ambiel ont un entretien." Et l'avocat lit un passage du livre de Dominique Ambiel, évoquant l'entretien, et les critiques de Dominique de Villepin à l'encontre de Nicolas Sarkozy.
10h19: Maître Binet s'adresse à Dominique de Villepin, "tout en respectant sa présomption d'innocence"
"M. de Villepin nous a incité à coller aux dates. Devant le juge d'instruction, comme devant le tribunal, M. Ambiel a indiqué qu'il se posait 4 quesitons essentielles: qui a fait figurer son nom dans les listings? Comment l'a-t-il fait? Pourquoi ce nom a disparu des listings quand ils ont été destinés à M. van Ruyembeke? Je reste dans un certain nombre de conjectures entre deux situations."
10h12: Maître Binet ne va parler que de Lahoud et Gergorin, prévient-il
10h11: "Des mensonges qu'on se renvoie l'un à l'autre, qu'on cherche à dissimuler, mais qui existent, que l'on constate"
10h10: Maître Binet vient plaider pour M. Ambiel
10h09: Aaah l'audience reprend
Pendant la pause, Florian Bourges est venu papoter avec les journalistes, comprendre comment ils travaillaient et se plaindre du manque de confort des sièges.
9h58: Ah, maître Binet, pour Dominique Ambiel, est arrivé
9h56: Des avocats tentent de joindre leurs confrères pour les faire rappliquer rapidement au tribunal...
9h47: "Ca fait désordre", s'amuse Maître Herzog
Pendant ce temps-là l'un des avocats de Dominique de Villepin lui a proposé de plaider aujourd'hui...
9h46: Maître Herzog est le seul avocat des parties civiles présent
9h45: "Comment se fait-il que personne ne soit là?", s'interroge le président
Aucun des avocats convoqués n'est présent... donc on suspend...
9h43: "J'ai demandé la somme de 1 euro tant il est difficile de quantifier le préjudice subi par Alain de Wulf"
La somme totale requise atteint maintenant donc: 1.320.002 euros
9h39: "En 2005, il serait remercié par le directeur de la société EADS" (il était conseiller à la présidence) ==> premier élément de préjudice
M. de Wulf ne reçoit aucune explication sur ce remerciement.

"Quelques mois plus tard il sera remercié d'EADS sans qu'aucune raison ne vienne expliquer son éviction", relate son avocat. "C'est plus tard qu'il va comprendre qu'il était inscrit sur les listings".
9h37: Pourquoi M. De Wulf est sur cette liste?
"Il a occupé des fonctions dans des établissements bancaires" (Paribas, notamment directeur général et directeur général d'une banque luxembourgeoise).
9h36: Maître Meyer prend la parole le premier
Il va s'exprimer pour M. de Wulf, une des parties civiles
9h31: La salle d'audience est... déserte
Six journalistes, une poignée d'avocats et un peu de public.