En appel, Rachid Ramda a été condamné à perpétuité

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Croquis de Rachid Ramda,à son procès.
Croquis de Rachid Ramda,à son procès. — B. PEYRUCQ / AFP

« Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar ! » Le poing levé, c'est en criant « Dieu est grand » que Rachid Ramda a accueilli, hier après-midi, l'arrêt de la cour d'assises spéciale de Paris. Comme en première instance, l'islamiste algérien a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de vingt-deux ans de sûreté pour son implication dans trois attentats commis en 1995 à Paris. Lors d'une ultime prise de parole, Ramda, 40 ans, a lu une déclaration en arabe dans laquelle il assurait n'avoir « rien à voir avec tous ces attentats que l'islam interdit ».

Trahi par une empreinte digitale retrouvée sur un bordereau de banque, Ramda a reconnu avoir effectué un virement de 5 000 livres sterling en France la veille des attentats. Mais il ignorait que le destinataire était l'un des poseurs de bombes, a-t-il défendu face à la cour d'assises spéciale pendant un mois. « Il n'y a pas de surprise, a réagi Julien Dreyfus, avocat de quatre parties civiles. Mes clients repartent avec autant de doutes et de questions. Notamment au sujet des commanditaires de ces attentats. » Ils n'en repartent pas non plus soulagés. Présents dans le RER B il y a quatorze ans, Michel et Isabelle espéraient assister au « dernier procès » de Ramda. C'est raté. L'islamiste a déjà prévu de se pourvoir en cassation. W

Vincent Vantighem