Petite mobilisation pour la journée du «travail décent»

SOCIAL Les syndicats avaient appelé les salariés à se rassembler pour leurs conditions de travail...

J. M. avec agence

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Manifestation à Marseille dans le cadre de la journée pour le travail décent, le 7 octobre 2009.
Manifestation à Marseille dans le cadre de la journée pour le travail décent, le 7 octobre 2009. — TSCHAEN/SIPA

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées ce mercredi près du siège du Medef à Paris dans le cadre de la journée d'action interprofessionnelle pour défendre «le travail décent». Entre 3.000 (selon les syndicats) et 7.000 participants (selon la préfecture), pour une mobilisation bien moindre que lors de la première journée d'action intersyndicale de l'année qui avait rassemblé 65.000 à 300.000 personnes à Paris et 1 à 2,6 millions au niveau national.
 
>> Le «travail décent, qu'est-ce que c'est? Pour le savoir, cliquez ici
 
Bernard Thibault a cependant invité «les responsables politiques et patronaux à ne pas apprécier la participation uniquement par l'ampleur des rassemblements et des arrêts de travail», soulignant «une grande diversité d'initiatives» dans des «formes différentes» que lors des précédentes journées d'action. «Le gouvernement doit faire attention à l'eau qui dort», a ajouté le secrétaire général de la CGT.
 
Cette journée organisée par sept confédérations, a déclaré le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, vise à «dire aux responsables des entreprises que les objectifs ne peuvent pas être que financiers, il doit y avoir aussi des objectifs sociaux et le bien-être au travail, les conditions de travail, la réussite individuelle de chaque salarié».
 
La «santé au travail et dans la vie»
 
Des militants syndicaux venus de différents secteurs d'activité ont témoigné sur une estrade de leurs conditions de travail. Sur une affiche, à l'arrière d'une voiture, la CGT France Télécom affirmait que «c'est le travail qu'il faut soigner» et réclamait la «santé au travail et dans la vie».
 
Des salariés et syndicalistes d'entreprises comme Air France, Alcatel Lucent, la RATP ou encore Renault Flins mais aussi des étudiants membres du syndicat Unef et des militants du PCF et du Parti de Gauche étaient présents dans les rassemblements.