Une équipe pour traquer les tensions dans les lycées

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EMS. De nouvelles initiales pour une nouvelle unité, l'équipe mobile de sécurité. Le lycée Jean-Zay d'Aulnay-sous-Bois (93) a, hier, accueilli la première du genre, en présence des ministres de l'Education nationale et de l'Intérieur. Reconnaissables à leur blouson vert, à leur brassard et au talkie-walkie accroché à la ceinture, ses dix membres ont pour mission de prévenir et d'apaiser les tensions dans les établissements scolaires, à proximité de cités sensibles. Ils se posteront ainsi au portail des lycées ou collèges avant l'entrée en cours et à la sortie, et déambuleront dans la cour pendant la récréation. Les éventuels élèves perturbateurs seront pris à part. Avec pour objectif d'assurer les cours dans la « sérénité », selon Luc Chatel.

Gendarme auxiliaire, ancien officier de l'armée royale belge, conseiller principal d'éducation ou ancien policier, l'équipe basée au lycée Jean-Zay se compose, à parité, de spécialistes de la sécurité et de personnels de l'éducation. Non armés, recrutés par le ministère de l'Education nationale, « ils ne sont pas des policiers », tient à préciser Brice Hortefeux. Mais ces derniers pourront intervenir le cas échéant. Au sein de l'académie de Créteil, qui avait effectué un test l'an dernier après une intrusion dans un lycée de Gagny (93), cinq autres équipes devraient être déployées dans les six mois. W