L'«Erika» revient à la barre

JUSTICE La cour d'appel de Paris rejuge à partir de ce lundi les responsables présumés du naufrage...

A Nantes, Guillaume Frouin

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Le conseil général de la Vendée va faire appel du jugement de l'Erika, selon son président MPF Philippe de Villiers qui dénonce dans un communiqué l'appel de Total, "une pure manoeuvre qui révèle un véritable mépris pour les victimes et une grande arrogance".
Le conseil général de la Vendée va faire appel du jugement de l'Erika, selon son président MPF Philippe de Villiers qui dénonce dans un communiqué l'appel de Total, "une pure manoeuvre qui révèle un véritable mépris pour les victimes et une grande arrogance". — AFP/Marine Nationale/Archives

Dix ans après la marée noire qui a souillé les côtes du littoral français, la cour d'appel de Paris rejuge, à partir de ce lundi et jusqu'au 18 novembre, les responsables présumés du naufrage de l'Erika.

L'armateur du navire, son gestionnaire, la société de classification ainsi que le groupe pétrolier Total avaient été condamnés en première instance, en janvier 2008, aux amendes maximales (375.000 euros pour les personnes morales, 75.000 euros pour les personnes physiques) et à verser 192 millions d'euros aux parties civiles. Tous ont fait appel.

Parmi les soixante-dix collectivités plaignantes, beaucoup se sont contentées des dédommagements obtenus et n'en réclameront pas davantage. Avec sept autres collectivités, le conseil régional des Pays de la Loire a, lui, préféré faire appel du jugement, pour réclamer son «amplification». «Nous voulons que le préjudice écologique soit reconnu pour les régions, et pas seulement pour les départements», explique son avocat, Jean-Pierre Mignard.

Ci-dessous, un reportage de France 2 en décembre 1999 (source INA):

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