Une proposition de loi pour instaurer la castration chimique pour tout violeur d'un mineur de moins de 13 ans

FAIT DIVERS Après le meurtre de Marie-Christine Hodeau, un député UMP entend légiférer...

20minutes.fr

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Le député UMP et président de L'Agence française de l'adoption Yves Nicolin, le 7 novembre 2007 à Paris.
Le député UMP et président de L'Agence française de l'adoption Yves Nicolin, le 7 novembre 2007 à Paris. — HERMINIE PHILIPPE/AFP

Le député UMP Yves Nicolin a annoncé jeudi qu'il entendait déposer «dans les prochains jours» une proposition de loi visant à instaurer la castration chimique pour tout violeur d'un mineur de moins de 13 ans. Le député de la Loire réagit à l'enlèvement et au meurtre de Marie-Christine Hodeau, alors que le suspect principal a déjà fait de la prison pour le viol d'une adolescente de 13 ans.

«La castration chimique existe et a fait ses preuves dans de nombreux pays du nord de l'Union Européenne tel que l'Allemagne, le Danemark, la Belgique», fait valoir le député de la Loire dans un communiqué.

Ségolène Royal est pour

«Cela existe dans certains pays. Tout ce qui va dans le sens d'empêcher les prédateurs sexuels de récidiver doit être proposé», a de son côté estimé Ségolène Royal. La socialiste a cependant préféré réclamer un «plan d'application de soins pendant et après la prison afin qu'un prédateur sexuel ne puisse jamais recommencer».

«Au Québec, il n'y a pratiquement plus de récidive parce que les délinquants sexuels ont l'obligation de soins pendant la prison et ne sont relâchés qui si les soins ont fait leurs preuves. Et ils continuent d'être soignés après leur sortie», a décrit Ségolène Royal, rappelant cependant qu'en France, «des solutions existent» mais «il y pénurie de psychiatres».

>> Pour lire l'avis de Martine Lebrun, présidente de l'Association nationale des jugés d'application des peines, cliquez ici

Toute la journée, les politiques se sont emparés du fait divers dans une surenchère de déclarations. Nicolas Sarkozy annonçait en fin d'après-midi sa volonté de surveiller les condamnés quiont purgé leur peine.

«Ce sera la castration chimique ou la prison»

En début de soirée, c'est la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a dit vouloir renforcer les mesures en matière de castration chimique des condamnés.

«La loi existe, il faut la rendre plus efficace», a déclaré la garde des Sceaux avant de conclure: «Ce sera la castration chimique ou la prison».

>> Comment le meurtrire présumé s'est retrouvé libre après sa première condamnation

Le sujet avait déjà été au coeur de l'actualité il y a deux ans, à l'été 2007, après l'agression sexuel du petit Enis par un récidiviste qui s'était fait prescrire du Viagra en prison. Le député UMP Bernard Debré avait alors proposé une loi sur la castration chimique qui n'avait pas été adoptée à l'Assemblée.

La police n'a pour l'instant pas rendu public un éventuel viol de la victime.

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