Quelle sortie de crise pour les DOM-TOM?

POLITIQUE Brice Hortefeux et Marie-Luce Penchard présentent la synthèse des états-généraux de l'Outre-mer...

J. M. avec agence

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Le lancement des états généraux de l'outre-mer dans l'Hexagone, à Paris, le 22 avril 2009.
Le lancement des états généraux de l'outre-mer dans l'Hexagone, à Paris, le 22 avril 2009. — MEIGNEUX/SIPA

L'Outre-mer est à l'heure du bilan. La sythèse des états généraux décrétés en février après la crise antillaise est présentée ce jeudi à Paris en présence du ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer Brice Hortefeux et de la secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Marie-Luce Penchard. Si aucune annonce spectaculaire n'est attendue, le thème de la gouvernance, sujet-phare des travaux menés ces derniers mois, sera évoqué.
 
Il s'agit d'un «temps d'échange» intervenant «avant le temps de la décision», prévu fin octobre ou début novembre, selon une source gouvernementale. Mais des décisions pourraient être prises avant le premier conseil interministériel de l'outre-mer. Nicolas Sarkozy doit en effet annoncer début octobre aux élus de Martinique et Guyane la date des référendums sur un éventuel changement de statut de leurs départements.

Des centaines de propositions

En attendant, Brice Hortefeux et Marie-Luce Penchard insisteront sur la nécessité de donner «une meilleure visibilité» aux expressions culturelles issues des différentes régions de l'outre-mer français. Avant de trancher sur les centaines de propositions faites par les états généraux.
 
En Guyane, où 44% de la population a moins de 20 ans, c'est l’éducation et la formation qui ont été placées au rang de «priorités absolues». En Guadeloupe, c'est «le renforcement de l'autonomie» de l'archipel qui a été réclamé. En Polynésie française, le président Oscar Temaru a dénoncé un «processus de néo-colonisation».