Nicolas Sarkozy nomme Claude Evin directeur de l'Agence de santé pour l'Ile-de-France

POLITIQUE La politique d’ouverture à gauche se poursuit...

C.C. avec agence

— 

L'ancien ministre socialiste de la Santé, Claude Evin, comparaîtra le 10 mars devant le tribunal correctionnel de Paris, accusé d'avoir indirectement exercé des pressions sur la famille d'une victime de l'affaire du sang contaminé pour qu'elle retire une plainte.
L'ancien ministre socialiste de la Santé, Claude Evin, comparaîtra le 10 mars devant le tribunal correctionnel de Paris, accusé d'avoir indirectement exercé des pressions sur la famille d'une victime de l'affaire du sang contaminé pour qu'elle retire une plainte. — Eric Cabanis AFP/Archives

L'ancien ministre socialiste de la Santé Claude Evin a été nommé en Conseil des ministres ce mercredi au poste de directeur de l'Agence de santé pour l'Ile-de-France.

«Je ne franchis pas le Rubicon», a précisé Claude Evin au quotidien Aujourd'hui en France/Le Parisien. «Je suis toujours au Parti socialiste et n'ai pas l'intention de renier mes engagements en faveur du service public».

L’ancien ministre ne craint pas «d'être accusé par la gauche de servir de caution au gouvernement, s'il doit prendre des mesures impopulaires», car il n’a «plus de mandats électifs au PS depuis 2007».

Une nomination «à la tête du client»

«Les gens qui me connaissent savent que j'ai des convictions et que je ne vais pas les mettre dans ma poche», conclut Claude Evin.

En réaction à cette nomination, la secrétaire nationale du Parti socialiste Martine Aubry s’est inquiétée ce mercredi sur France Inter de la politisation de la fonction publique: «Aujourd’hui, quand on nomme un fonctionnaire, c’est à la tête du client.» Elle a ajouté qu’avec cette politique d’ouverture, Nicolas Sarkozy cassait «la République, tout simplement.»