En 2009, l'enseignement privé convertit de nouveaux fidèles

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Le privé, épargné par les grèves à répétition du corps enseignant, rassurerait-il les familles ? Cette année, l'école catholique - qui représente à elle seule plus de 95 % de l'enseignement privé français - voit à nouveau ses effectifs gonfler. « Nous gagnons 4 400 élèves en cette rentrée (+ 0,2 %), alors que nous en avions perdu 5 200 l'an dernier », explique Eric de Labarre, secrétaire général de l'enseignement catholique. Au total, un élève sur six se rend chaque jour à l'école catholique. Comparé au public, ils y trouvent selon lui « un encadrement de qualité, des liens forts avec l'équipe pédagogique et un véritable projet éducatif ». Le secrétaire général précise aussi qu'en termes d'organisation interne, ils ont pu mieux répondre à la demande, « les enseignants ayant été affectés en priorité dans les académies où les demandes d'inscription avaient été l'an dernier particulièrement fortes ».

La hausse du nombre d'inscrits est surtout perceptible au lycée et en prépa (+ 0,6 %), le collège accueille en moyenne peu de nouvelles recrues sur ses bancs, tandis que le primaire, lui, voit ses effectifs chuter (- 0,3 %). « Certaines écoles sont trop éloignées des habitations, notamment dans les zones rurales. Et puis la cantine coûte cher. » En temps de crise, les familles veillent à l'éducation de leur progéniture. Mais pas à n'importe quel prix. W

Laure de Charette