RSA: «Cela ne va pas sortir les jeunes de la précarité»

REACTIONS 20minutes.fr est allé interroger quelques possible bénéficiaires...

Corentin Chauvel

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S. POUZET / 20 MINUTES
Le RSA pour les jeunes de moins de 25 ans, pourquoi pas, mais il faudrait d'abord qu'ils sachent ce dont il s'agit. «C'est le truc pour les pauvres?» interroge Julie, étudiante en ostéopathie. Dubitative, elle ne se sent pas vraiment concernée car elle jongle entre deux petits jobs «pas trop difficiles» (baby-sitting l'après-midi et vente de glaces le soir) et elle «fait avec». Faute de véritable aide financière, le cumul des emplois est monnaie courante chez les jeunes. Et pour ces cumulards, le RSA ne vaudra pas financièrement le coup.

Le RSA, encore vaguement connu

Anne-Catherine, 23 ans, enchaîne 40 heures de travail par semaine entre un job dans un fast-food et un grand magasin. Le RSA, elle connaît vaguement et se dit qu'un petit complément financier serait bienvenu, tout en précisant qu'elle reste «bien plus gagnante avec deux jobs.»

Christine, 24 ans, à temps partiel dans un magasin de vêtements, doit jongler pour concilier job et études. «La vie est un peu difficile parce que je ne suis pas boursière. Du coup, je bosse 18 heures par semaine et parfois tard le soir, jusqu'à 22 heures. A ce rythme, l'investissement personnel pour mes études est difficile à gérer.» Selon elle, le RSA, «c'est déjà un pas» mais cela ne lui apporterait qu'un montant d'appoint et «cela ne va pas sortir les jeunes de la précarité non plus.»