Coupe de France

Paris passe à l'action pour Roman Polanski

Le gouvernement a choisi son camp. Alors que Roman Polanski a décidé de faire appel de la demande d'extradition des Etats-Unis et attend la décision des autorités suisses après son arrestation samedi à Zurich, le ministre des Affaires étrangères fran...

Le gouvernement a choisi son camp. Alors que Roman Polanski a décidé de faire appel de la demande d'extradition des Etats-Unis et attend la décision des autorités suisses après son arrestation samedi à Zurich, le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, a indiqué hier avoir écrit à la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, pour demander la libération du réalisateur. Pas question pour les autorités françaises de contester les faits reprochés à Roman Polanski - le viol d'une mineure en 1977 -, c'est sur la forme que Paris place son combat.

« Ce n'est pas la justice internationale que nous accusons, mais c'est la manière dont elle a été utilisée », a expliqué le chef de la diplomatie française hier. Un message relayé par le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefevbre, qui a, de son côté, évoqué « une arrestation mise en scène », d'autant plus « choquante que l'on a l'impression qu'on a volontairement attendu très longtemps pour procéder à cette arrestation ». En fait, Roman Polanski savait pertinemment qu'il était toujours recherché par les Etats-Unis. En décembre dernier, ses avocats américains avaient demandé l'abandon des poursuites, ce que le tribunal avait refusé au motif, entre autres, que le cinéaste devait d'abord se présenter devant la justice américaine. Hier soir, Roman Polanski, était toujours en « détention provisoire en vue d'extradition ». Les avocats du réalisateur de 76 ans ont demandé sa libération sous caution dans l'attente de l'examen de son appel, mais ce type de mesure n'est qu'« exceptionnellement accordé », a fait savoir hier la justice suisse. W