Crash des Rafale: arrêt des recherches pour le second pilote

ACCIDENT Il n'y a plus d'espoir de le retrouver...

C. F. avec agence

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Après une parenthèse de 18 mois, Nicolas V., pilote de Super Etendard, a ressenti "une légère appréhension" en posant de nouveau son chasseur sur la piste étroite du Charles de Gaulle.
Après une parenthèse de 18 mois, Nicolas V., pilote de Super Etendard, a ressenti "une légère appréhension" en posant de nouveau son chasseur sur la piste étroite du Charles de Gaulle. — Joël Saget AFP

La Marine nationale a annoncé ce dimanche l'arrêt des recherches de l'un des pilotes des deux Rafale qui se sont abîmés jeudi en Méditerranée, l'autre ayant été récupéré peu après le crash.

«Toutes les pistes permettant de garder espoir ayant été investiguées, il a été décidé d'arrêter les recherches aériennes de l'ancien pilote de l’aéronavale aujourd’hui à 21h», a-t-elle déclaré dans un communiqué.

L'appareil gît par 600 mètres de fond

«Les nombreux moyens de recherche mis en oeuvre depuis trois jours n’ont malheureusement pas permis de retrouver le capitaine de frégate de réserve François Duflot, pilote d’essais de la Délégation générale pour l’armement» (DGA), a constaté la Marine nationale.

«Après toutes ces recherches, nous n'avons pas d'élément permettant de dire qu'il se soit éjecté», a ajouté le capitaine de vaisseau Hugues Du Plessis d'Argentré, commandant du Sirpa marine, interrogé par l'AFP, laissant entendre que le pilote pourrait être resté prisonnier de son appareil qui gît par 600 mètres de fond.

5.000 heures de vol

«Pilote chevronné ayant à son actif près de 5.000 heures de vol sur 34 aéronefs différents et plus de 80 missions de combat, François Duflot, ancien pilote de l’aéronavale, breveté pilote d’essais en 2002, avait rejoint l’équipe Rafale au centre d’essais en vol de la DGA à Istres» participant aux développements du troisième «standard» de l’avion, rappelle la Marine. Il laisse derrière lui «une épouse et trois enfants».

Des moyens maritimes sont toutefois maintenus dans la zone du crash pour se consacrer «à la recherche et à la récupération des deux Rafale et de leurs composants», explique la Marine.