Le Cran veut que la «lumière soit faite» sur les gendarmes se disant victimes de racisme

GENDARMERIE Et interpelle les ministres Hervé Morin et Brice Hortefeux...

Avec agence

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Un des fils d'un couple d'agriculteurs en retraite dont les corps ont été découverts dans l'incendie de leur maison à Erize-la-Petite, une commune meusienne de 80 habitants, a avoué mardi aux enquêteurs avoir tué ses parents, a indiqué le parquet de Nancy.
Un des fils d'un couple d'agriculteurs en retraite dont les corps ont été découverts dans l'incendie de leur maison à Erize-la-Petite, une commune meusienne de 80 habitants, a avoué mardi aux enquêteurs avoir tué ses parents, a indiqué le parquet de Nancy. — Mychele Daniau AFP/Archives

Le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) n’a pas mâché ses mots. Il a demandé samedi aux ministres Hervé Morin (Défense) et Brice Hortefeux (Intérieur) de «faire toute la lumière» sur les propos racistes dont disent avoir été victimes six gendarmes de la part de leurs collègues.

NB: La gendarmerie nationale est rattachée du ministère de l’Intérieur.

Le Cran précise qu'il saisira également la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité). Me Joseph Cohen-Sabban avait annoncé vendredi son intention de saisir la Halde en vue de l'ouverture d'une enquête, au nom de six gendarmes mobiles basés à Satory, près de Versailles.

Humiliations et insultes

Un de ces gendarmes aurait ainsi été «maintes fois» appelé «bougnoule» par le commandant de l'unité lui rappelant également, selon l'avis de saisine consulté par l'AFP, qu'il était «le quota» du secrétariat.

Deux autres gendarmes, d'origine maghrébine et de confession musulmane, affirment eux aussi avoir été l'objet d'«humiliations» au cours de séances de remises de galons.

Un gradé aurait trempé les galons dans un verre de bière et essayé de les mettre dans la bouche de ces gendarmes d'origine maghrébine «comme on le ferait avec une hostie», a expliqué Me Cohen-Sabban. «C'est une honte!», a-t-il protesté, en soulignant que sa saisine de la Halde visait «à ce que la hiérarchie (des gendarmes en cause) prenne ses responsabilités».

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