Les «coupables» de Clearstream: Sarkozy ironise sur la polémique

JUSTICE Le chef de l'Etat avait d'autres préoccupations au G20...

N. B. avec agence

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Nicolas Sarkozy lors de son intervention aux journaux télévisés de TF1 et de France 2, mercredi 23 septembre.
Nicolas Sarkozy lors de son intervention aux journaux télévisés de TF1 et de France 2, mercredi 23 septembre. — AFP PHOTO TF1

Il avait d'autres chats à fouetter. Le président Nicolas Sarkozy a ironisé vendredi soir sur la «polémique certainement passionnante» qu'ont suscitée en France ses propos sur les «coupables» de l'affaire Clearstream. Il était interrogé à ce propos lors d'une conférence de presse tenue à l'issue du sommet du G20 de Pittsburgh.

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«J'ai travaillé jour et nuit toute cette semaine et je n'ai pas eu le temps de suivre tous les aspects de cette polémique certainement passionnante et que je retrouverai en retournant à Paris», a ironisé le chef de l'Etat, assigné par Dominique de Villepin pour atteinte à la présomption d’innocence après ses propos lors d’une intervention télévisée mercredi soir.

Dans ce que certains avaient qualifié de lapsus, Nicolas Sarkozy avait affirmé au sujet de l'affaire Clearstream qu'«au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants (avaient) estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel», traduisant ainsi, selon des opposants, son mépris du principe de la présomption d'innocence qui impose de parler de «prévenus» jusqu'à un jugement définitif.