Crash du Mont Saint-Odile: La Cour de cassation rejette la demande de réexamen du dossier

ACCIDENT C'était le dernier recours existant pour les familles des victimes...

Avec agence

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Air France, qui cherchait à engager la responsabilité de l'Etat dans le crash d'un Airbus A320 sur le Mont Sainte-Odile (Haut-Rhin) ayant fait 87 morts en 1992, a été débouté vendredi par la cour administrative d'appel de Nancy.
Air France, qui cherchait à engager la responsabilité de l'Etat dans le crash d'un Airbus A320 sur le Mont Sainte-Odile (Haut-Rhin) ayant fait 87 morts en 1992, a été débouté vendredi par la cour administrative d'appel de Nancy. — Franck Fife AFP/Archives

La Cour de cassation a confirmé ce mardi l'arrêt de la cour d'appel de Colmar qui avait rejeté en 2008 la responsabilité d'Airbus dans la catastrophe aérienne du Mont Saint-Odile.

«Cela clôt l'affaire sur le plan juridique», a déclaré Alvaro Rendon, le président de l'association des familles de victimes (Echo) qui avait formé le pourvoi en cassation contre cet arrêt.

Le constructeur avait été condamné en première instance en 2006 et s’était acquitté d’une somme de 500.000 euros envers les proches des victimes. Ce versement avait donc été annulé lui aussi en appel.


Une décision cruciale pour les familles des victimes

Le verdict de la Cour de cassation était très attendu par l’association Echo, déboutée vendredi dernier par cette même cour d’appel de sa demande de condamnation de l'Etat pour durée excessive de l’instruction.

Le 20 janvier 1992, un Airbus A320 d'Air Inter assurant la liaison Lyon-Strasbourg s'était écrasé sur un versant enneigé du massif du Mont Sainte-Odile, provoquant la mort de 87 personnes.