« Je n'accepte pas que l'on parle de "conditions indignes" »

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BENAROCH / SIPA

Pourquoi la SPA n'a-t-elle pas agi après les critiques de la Cour des comptes en 2002 ?

Il y a eu des mesures. Par exemple, les filiales régionales ont été rattachées au siège pour mieux contrôler leur gestion, notamment la comptabilité. Mais ce n'est pas suffisant car l'association a beaucoup grandi entre-temps. Depuis 2002, le nombre d'adhérents et les ressources ont presque doublé.

Comment comptez-vous rétablir la confiance des donateurs ?

La SPA est dans une situation de crise exceptionnelle. Elle ne peut plus fonctionner et c'est pour cela que j'ai demandé l'intervention d'un administrateur judiciaire. Je suis bénévole et je souhaite les décisions les plus justes pour les donateurs et les animaux. Si le ministère de l'Intérieur me le demande, je suis prête à quitter mon poste. Deux enquêtes sont aussi en cours sur les legs et les chantiers. Il faut laisser la justice faire son travail.

A combien estimez-vous le nombre de refuges « indignes » ?

C'est vrai que les conditions sont plus ou moins favorables d'un lieu à un autre, mais je n'accepte pas que l'on parle de « conditions indignes ». Ce serait insulter les bénévoles. Un refuge n'est pas un lieu de loisirs. C'est toujours triste, mais n'oublions pas que ce n'est pas la SPA qui met les animaux à la rue. Au contraire, elle en accueille plus de 40 000. W

Recueilli par A. B.