Maxime Brunerie: «J'ai complètement pété les plombs»

SOCIETE L'homme qui a tenté de tirer sur Jacques Chirac le 14 juillet 2002 s'est exprimé pour la première fois publiquement ce jeudi...

E. L.

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Maxime Brunerie, 25 ans au moment de son arrestation, en 2002
Maxime Brunerie, 25 ans au moment de son arrestation, en 2002 — REUTERS/X. Lhospice
C’était il y a sept ans. Maxime Brunerie, un militant d'extrême droite, avait voulu attenter à la vie de Jacques Chirac, lors du défilé du 14 juillet 2002 sur les Champs-Elysées à Paris. Le 3 août 2009, il a été libéré en toute discrétion. Pour la première fois, l’homme, aujourd’hui âgé de 32 ans, s’est exprimé publiquement ce jeudi sur Europe 1.

Revenant sur son geste, il ne peut l’expliquer pleinement et raconte simplement avoir «complètement pété les plombs». «Maintenant il faut que je vive avec, dans un coin de ma tête, qu’un beau matin j’ai tiré à froid sur quelqu’un que je ne connaissais absolument pas et qui ne s’en est pris ni à moi, ni à aucun de mes proches. C’est pas tous les jours facile de vivre avec ça sur la conscience», confesse-t-il.

Désormais il souhaite se tourner vers l’avenir

Aujourd’hui, il met tout sur son travail de gardiennage et son rythme de vie en décalage avec les autres. «J’avais un travail de gardiennage, je terminais ma vacation à 5 heures du matin. J’avais des activités militantes de 5 heures à 7 heures. Puis je prenais la voiture pour rentrer, prendre une douche, un petit déjeuner, et partir en cours.»

Puis il révèle avoir «des espoirs, des aspirations» pour le futur. «Avoir des proches, une famille, une maison. Etre installé dans la vie, que ce soit au niveau personnel ou professionnel. Un peu comme tout le monde».
 
Ecouter l’intégralité de l’interview de Maxime Brunerie: