le bassin d'Arcachon perd patience

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P. SAURA / 20 MINUTES

Au bassin d'Arcachon, les ostréiculteurs fulminent. A l'issue de la réunion, hier matin, avec des conseillers du Premier ministre et du ministre de l'Agriculture, le député girondin PS François Deluga était atterré. « La situation est ubuesque. L'Agence européenne de sécurité des aliments et le ministre de l'Agriculture sont d'accord pour dire que le test souris [injection d'un broyat d'huîtres aux rongeurs et observation durant 24 h] n'est pas fiable et que la période à risque dans le bassin est terminée. Pourtant, le gouvernement refuse d'arrêter ces tests. » De plus, des résultats positifs - révélés hier - ont reconduit l'interdiction de vendre les coquillages. La huitième depuis le début de l'année. Les élus réclament que les ostréiculteurs puissent utiliser le test chimique, en plus du test souris. D'autant que le premier a vocation à être le seul utilisé à compter de janvier prochain. Contrairement au test souris qui ne révèle en rien la cause de la toxicité, le test chimique « détermine la nature de la toxine et la dose », explique Olivier Laban, président de la section conchylicole, également présent hier. « Un test avec lequel nous n'aurions jamais fermé », ajoute-t-il, alors que la situation devient explosive dans le bassin d'Arcachon. W

Orianne Dupont