Coupe de France

L'île-de-France privilégiée par l'état

Après avoir donné les rênes du transport aux régions, l'Etat s'était quasiment retiré du financement des transports urbains. Il s'est de nouveau invité dans les débats en juin dernier, Nicolas Sarkozy annonçant dans un premier temps un plan de 35 mil...

Après avoir donné les rênes du transport aux régions, l'Etat s'était quasiment retiré du financement des transports urbains. Il s'est de nouveau invité dans les débats en juin dernier, Nicolas Sarkozy annonçant dans un premier temps un plan de 35 milliards d'euros pour les transports dans le cadre du futur Grand Paris, et... 2,5 milliards (contre 4 milliards attendus) pour les collectivités hors Ile-de-France. De Marseille à Lille, cet arbitrage a fait hurler. « C'est la négation de trente ans de politique de décentralisation. Pour Sarkozy, en dehors de Paris c'est le désert », s'insurge Bernard Rivalta, président du Sytral, Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise. « A Lyon, on a reçu 28 millions d'euros, dont 5,5 millions pour un prolongement de métro qui coûte 220 millions. Heureusement que cela fait longtemps que je ne compte plus sur les subventions de l'Etat. » W

M. B.