Vraiment prêts à payer plus ?

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A Bordeaux, où le nouveau prestataire Keolis a augmenté la fréquence des tramways depuis lundi, les utilisateurs du réseau sont partagés quant à payer plus cher les transports. « Je suis une jeune travailleuse avec un budget en rapport, je ne suis pas prête à payer plus, témoigne Clémence, 27 ans, décoratrice. En plus, ici, le tram c'est un peu le tortillard ! » Elle souligne pourtant bénéficier depuis avril du remboursement de son abonnement à hauteur de 50 % de la part de son employeur, une obligation légale qui n'était en vigueur qu'en Ile-de-France auparavant. Louis, 17 ans, remarque que le prix du ticket est passé « de 1,15 euros à 1,40 euros en deux ans. C'est trop cher ». Brigitte, 51 ans, vendeuse, trouve au contraire que « par rapport au service rendu ce n'est pas cher » et serait prête à « payer plus ». « Mais il faudrait déjà que tout le monde paye. Le dimanche, personne ne composte. » W

à Bordeaux, Benoît Martin