Marina victime d'«actes particulièrement brutaux»

JUSTICE Ses parents de Marina ont été mis en examen pour homicide volontaire et séquestration...

Avec agence

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Joëlle Rieutort, la procureure de la République du Mans et le colonel Pascal Julien, montrent la photo de la petite Marina, le 10 septembre 2009.
Joëlle Rieutort, la procureure de la République du Mans et le colonel Pascal Julien, montrent la photo de la petite Marina, le 10 septembre 2009. — J.F MONIER
Le parents de Marina, retrouvée morte vendredi au Mans après que son père eut inventé l'histoire de sa disparition, ont été mis en examen ce samedi pour homicide volontaire, séquestration et violences habituelles sur mineur, a indiqué la procureure adjointe de la République du Mans.

Le couple a également été mis en examen pour violences habituelles sur mineur de 15 ans par ascendant et dénonciation de faits imaginaires, a ajouté la magistrate Chantal Moulin-Bernard au cours d'une conférence de presse.

Des actes «particulièrement brutaux»

Les parents ont reconnu les faits au cours de la garde à vue. Le parquet a demandé à ce que le couple soit placé sous mandat de dépôt. Ils risquent tous deux la réclusion criminelle à perpétuité.

L'enfant, maltraitée depuis de nombreux mois, «a subi une scène de violence début août puis a été placée dans la cave (d'un précédent domicile à Ecommoy, dans la Sarthe, ndlr) et la mère l'a retrouvée inanimée. Il s'agit «principalement de coups portés à la main», a encore dit la magistrate, mais il y a des «actes particulièrement brutaux», a-t-elle souligné. Pendant les semaines qui suivent, les parents ont essayé de dissimuler son corps», a précisé la magistrate.

«Plusieurs kilos de béton»

L'enfant a ensuite été placée dans un congélateur dans cette même cave, puis dans un conteneur «dans lequel le père a coulé plusieurs kilos de béton», situé dans un entrepôt de la banlieue du Mans, a expliqué Chantal Moulin-Bernard.

Le père a expliqué aux quatre autres enfants de la famille que «Marina était parti à la mer». Mercredi soir, accompagné de son fils de 10 ans, il avait donné l'alerte sur sa disparition expliquant qu'il l'avait laissée, endormie, dans la voiture sur le parking d'un McDonald's de la zone commerciale du Mans-nord et qu'elle s'était volatilisée le temps d'aller chercher des repas.

L'autopsie a été pratiquée vendredi à l'institut médico-légal d'Angers mais «pour l'instant, les médecins légistes diffèrent leurs conclusions» dans l'attente d'autres expertises, a précisé Chantal Moulin-Bernard.