Brice Hortefeux soutenu par l'Elysée et... Jack Lang

POLEMIQUE Le ministre de l'Intérieur a indiqué qu'il ne s’excuserait pas pour ses propos à l'université d'été de l'UMP...

C. F. avec agence

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C.PLATIAU / REUTERS
Nicolas Sarkozy n’est pas le seul à le soutenir. D’autres membre de l’Elysée sont venus à la rescousse de Brice Hortefeux ce samedi, après le tollé suscité par des propos ambigus du ministre de l'Intérieur à un jeune militant UMP d'origine arabe, filmés par Public Sénat et diffusés jeudi sur lemonde.fr.

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Pour le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, il est «injuste» de l'accuser «de racisme». Il est «toujours facile d'accuser en utilisant des propos hors de leur contexte», a-t-il dénoncé dans une interview au Journal du Dimanche, parue ce samedi.
 
«Notre Brice de Nice n'est pas raciste»

Henri Guaino, conseil spécial de Nicolas Sarkozy, a quant à lui estimé sur France Info que «la transparence absolue (était) le début du totalitarisme». «Il n'y a plus d'intimité, plus de discrétion (...) On vole une phrase au hasard, on en fait un événement national, on la diffuse partout, on la commente sans d'ailleurs savoir de quoi on parle», a ajouté la plume du président.
Moins attendu, Brice Hortefeux a également obtenu ce samedi le soutien du socialiste Jack Lang selon qui «l'incident a été monté en épingle et probablement mal interprété». La veille, c'était le député PS de Paris, Jean-Christophe Cambadélis, qui lui avait donné un coup de main: «Notre Brice de Nice n'est pas raciste.»
 
Brice Hortefeux ne s’excusera pas

Le recteur de la Grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur s'est également exprimé ce samedi en sa faveur. «Je témoigne qu'il n'a eu que des paroles de respect et d'aménité pour toute la communauté musulmane de France dans mes contacts avec lui», a-t-il dit en expliquant ne pas attacher «d'importance à ce qui est lancé comme ça, à la cantonade, sur le mode de la plaisanterie».

Fort de ces soutiens, le ministre de l’Intérieur exclue de présenter des excuses. «Je suis scandalisé par l'exploitation hallucinante de cette affaire (...) outré par cette tentative de lynchage médiatique», a-t-il dénoncé dans un entretien à Libération (article payant), répétant que ces propos «ne visaient aucune communauté ethnique ou géographique». «Pour qu'il y ait excuse, il faudrait qu'il y ait culpabilité ou faute», a-t-il expliqué.



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