Rénovation du PS: Arnaud Montebourg propose la création d'une «autorité indépendante»

POLITIQUE Le Conseil national a adopté à l'unanimité le questionnaire, élaboré par la commission dirigée par le député...

Avec agence

— 

Arnaud Montebourg rue de Solférino le 24 février à Paris.
Arnaud Montebourg rue de Solférino le 24 février à Paris. — SICHOV/SIPA

Le député Arnaud Montebourg chargé de la rénovation a proposé samedi au Conseil national du PS, qui l'a approuvée, la rénovation du parti avec notamment des primaires ouvertes, le non-cumul des mandats et la création d'une «autorité indépendante» pour le respect des règles éthiques.

«La rénovation est un art difficile», a souligné devant le Conseil national (Parlement du parti) réuni à La Mutualité, le député, en rappelant qu'il s'agissait d'un «projet ancien» ayant «jusqu'à présent échappé» au PS. «La conséquence du Congrès de Reims nous permet d'engager le chemin du rebond», a-t-il dit en rendant un «hommage» appuyé à Martine Aubry qui a ouvert le conseil.

 
Cinq chantiers en 12 questions

Le député a proposé «cinq chantiers de rénovation» à travers 12 questions, qui seront soumises au vote des militants le 1er octobre. En effet, le Conseil national a voté avec 251 voix pour, 5 contre, et une abstention, en faveur du questionnaire, élaboré par la commission dirigée par le député, chargé de la rénovation. Il faut «améliorer» les règles du PS, «éviter le conflit de légitimité» et éviter «d'organiser notre suicide collectif sur toutes les chaînes de télévision», a lancé le député alors que la polémique sur les fraudes présumées lors de l'élection de Martine Aubry est relancée.

En matière de «règles éthiques», Arnaud Montebourg a proposé «la naissance d'une autorité indépendante, incontestée» et «capable de faire unanimité» pour «trancher en dernier ressort» toute question en rapport avec la «violation des règles» du parti. Il s'agira d'une «forme de justice indépendante» du PS «pour faire en sorte que la menace qu'on utilise la justice contre le parti ne soit pas efficace», a-t-il expliqué alors que Ségolène Royal a évoqué la possibilité d'une saisine des tribunaux contre les fraudes présumées. «Nul ne pourra plus dire que le vote a été insincère ou truqué», c'est «l'honneur du premier parti de gauche», a-t-il dit.