« C'est un moyen de se faire connaître »

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Le plan national de prévention pousse les entreprises à élaborer un « plan de continuité de l'activité » (PCA). Les entreprises sont-elles nombreuses à vous avoir contacté ?

Oui, notamment des PME, qui sont bombardées d'informations mais ne savent pas trop comment s'y prendre. Sous la pression médiatique et gouvernementale, elles commencent à se mobiliser. Ces trois dernières semaines, j'ai reçu quinze nouvelles demandes, ce qui est plus que confortable.

Combien facturez-vous la prestation ?

Entre 600 et 1 400 euros la journée, sachant que mettre en place un PCA peut prendre jusqu'à dix jours. En fait, je profite de la grippe A pour faire d'une pierre deux coups et proposer à l'entreprise qui nous contacte un PCA classique, pour le cas où elle subirait un incendie, un blocage du site, une paralysie informatique.

Vous arrivez à les convaincre qu'elles en ont besoin ?

Oui, d'autant que cela ne leur coûte pas plus cher de développer les deux types de PCA. En fait, la grippe A est un moyen de nous faire connaître, de montrer notre savoir-faire. Notre chiffre d'affaires a déjà été multiplié par sept en trois ans sur cette activité de gestion de crise. W

Recueilli par L. de C.