Huit policiers blessés dans des affrontements à Pau

PYRENEES-ATLANTIQUES Lundi en fin d'après-midi, une interpellation a mal tourné...

Avec agence

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Plusieurs personnes ont été interpellées ce mercredi matin après des affrontements lundi soir dans le quartier sensible de l'Ousse-des-Bois, à Pau (Pyrénées-Atlantiques), entre des habitants et des policiers.

Huit membres des forces de l'ordre ont été blessés, avec des incapacités totales de travail (ITT) allant jusqu'à trois jours, à l'exception d'un des fonctionnaires brûlé par une grenade lacrymogène dans son véhicule et qui a une ITT de 13 jours, a détaillé Alliance. Deux véhicules des forces de l'ordre ont également été dégradés.

«Insultes, coups, crachats et jets de pierres»

Les incidents se sont produits lundi vers 17h30 lorsque deux policiers ont tenté d'interpeller un jeune majeur, auteur présumé d'un vol à l'étalage dans un magasin, a expliqué Daniel Domenge, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance.

Rapidement, «plus de 80 jeunes hostiles à l'interpellation ont tenté de libérer la personne interpellée en s'en prenant aux forces de l'ordre, avec insultes, coups, crachats et jets de pierres», a détaillé Daniel Domenge.

Des renforts de police, rapidement arrivés sur place, ont été «obligés de faire usage de tirs de flash-ball ainsi que de grenades lacrymogènes avant de réussir à quitter le quartier avec le jeune majeur», selon lui.

«Il ne faut pas se conduire comme des cow-boys»

«Cela a duré dix minutes, mais c'était très violent. Les policiers ont appelé des renforts et plusieurs voitures sont arrivées. Ils ont tiré dans notre direction. Des flash-balls, des "lacrymos". On peut être bien accueilli dans le quartier mais il ne faut pas se conduire comme des cow-boys», a témoigné Maggy Khoudja, membre d'un association du quartier, dans le quotidien la République des Pyrénées.

«L'intervention des policiers était plus que légitime, ils devaient faire face à leur mission, c'est-à-dire interpeller l'auteur du vol, et se protéger car beaucoup de personnes en voulaient directement à leur intégrité physique», a estimé Thierry Alende, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) à Pau.