Le préfet Girot de Langlade «mis à la retraite d'office»

POLEMIQUE C'est ce qui a été indiqué en Conseil des ministres de mercredi...

Avec agence

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Le préfet Paul Girot de Langlade, coordonnateur local pour la Réunion
des Etats généraux de l'Outre-mer, le 10 juillet 2009 au Tampon.
Le préfet Paul Girot de Langlade, coordonnateur local pour la Réunion des Etats généraux de l'Outre-mer, le 10 juillet 2009 au Tampon. — RICHARD BOUHET/AFP
C'était dans l'air, cette fois, c'est sûr: le préfet Girot de Langlade est «mis à la retraite d'office», selon un communiqué du Conseil des ministres diffusé ce mercredi. Soupçonné de propos racistes, il avait été suspendu de ses fonctions à la mi-août.

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Le haut fonctionnaire est visé par une enquête judiciaire pour «injures publiques à caractère racial», après la plainte d'une employée de sécurité de l'aéroport parisien d'Orly. A la mi-août, excédé par un contrôle, il aurait, selon une source judiciaire, déclaré: «On se croirait en Afrique», «il n'y a que des noirs ici».

Aussitôt, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avait annoncé la suspension du préfet de sa fonction de coordonnateur local pour La Réunion des états généraux de l'Outre-mer. Mais Paul Girot de Langlade, 63 ans, préfet hors cadre depuis septembre 2007, était sorti, par voie de presse, du devoir de réserve respecté scrupuleusement par la préfectorale.

Une virginité antiraciste pour Hortefeux

«Cette "affaire", qui n'était à l'origine qu'un banal incident, a été orchestrée par l'actuel ministre de l'Intérieur (Brice Hortefeux, ndlr) probablement pour faire oublier son passage au ministère de l'Intégration où il a mené une politique plus sévère que dans le passé et pour se refaire à bon compte une virginité de parfait antiraciste», avait-il déclaré.

La semaine dernière, le ministère de l'Intérieur a réagi en lançant une procédure disciplinaire à l'encontre du préfet.