Rentrée désunie pour les syndicats

SOCIAL Ils ont prévu une journée d'action le 7 octobre, mais l'unité n'est pas au rendez-vous...

Avec agence

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Tous les syndicats du pays, soutenus par l'opposition socialiste, appelaient les salariés des secteurs public et privé à une grève nationale et à des manifestations pour la défense des salaires et des services publics. Ils cherchaient à sanctionner dans la rue la politique économique du président, en particulier depuis le début de la crise économique.
Tous les syndicats du pays, soutenus par l'opposition socialiste, appelaient les salariés des secteurs public et privé à une grève nationale et à des manifestations pour la défense des salaires et des services publics. Ils cherchaient à sanctionner dans la rue la politique économique du président, en particulier depuis le début de la crise économique. — Bertrand Guay AFP

Le coup de canif a été donné par FO et la CFTC. Les deux confédérations syndicales ont décidé de se démarquer de l'initiative de leurs homologues d'appeler à une journée d'action décentralisée le 7 octobre.

Au cours d'une réunion de trois heures portant sur la suite à donner aux manifestations du printemps – qui avaient été marquées par l’unité syndicale – les confédérations CGT, CFDT, FSU, Unsa, CFE-CGC et Solidaires ont décidé de s'associer à «la journée mondiale de mobilisation des travailleurs pour le travail décent».

Deux grands absents

Les centrales syndicales entendent ainsi s'opposer à «la concurrence entre salariés à l'échelle du monde et au dumping social», selon Annick Coupé (Solidaires).

Deux syndicats, la CFTC et FO, n'ont pas participé à la réunion, invoquant des problèmes d'agenda.  «Malheureusement, il n'a pas été possible d'avoir tout le monde autour de la table, la question se posera pour ceux qui n'ont pas participé de savoir ce qu'ils feront» le 7 octobre, a affirmé Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.

Nouvelle réunion intersyndicale le 28 septembre

Les syndicats ont appelé les salariés à «participer massivement» à cette initiative, mais écartent a priori une coordination nationale des actions. «Les modalités seront à arrêter localement», a précisé Bernard Thibault, indiquant qu’une réunion intersyndicale aurait lieu le 28 septembre afin de préparer la journée d’action.

Les syndicats ont également réaffirmé leur désaccord avec la politique gouvernementale.  «Quoiqu’en disent les augures sur la sortie de la crise, les dégâts économiques et sociaux s’aggravent, ce qui rend d’autant plus urgentes les réponses en matière d’emploi et de lutte contre les inégalités, alternatives aux choix patronaux et gouvernementaux actuels», ont-ils écrit dans un communiqué commun.