Bayrou divise encore plus les socialistes

POLITIQUE La première secrétaire du PS n'a pas prévu de répondre «dans l'immédiat» au président du MoDem...

Vincent Vantighem

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Pour l'instant, Martine Aubry ne répond pas.
Pour l'instant, Martine Aubry ne répond pas. — C. BLUMBERG / EPA / SIPA

On prend les mêmes et on recommence. Les membres du Parti socialiste sont apparus divisés, hier, sur «l'offre publique de dialogue» formulée dimanche par François Bayrou. «Il n'y avait rien de fracassant dans ce discours», a fait savoir un proche de Martine Aubry. C'est pour cette raison que la première secrétaire du PS n'a pas prévu de répondre «dans l'immédiat» au président du MoDem. Au final, «tout cela ne nous avance pas beaucoup», estime Jean-Christophe Cambadélis sur son blog.

Pas faux. Car en dehors de Manuel Valls et de Vincent Peillon, rares sont les socialistes qui acceptent de siéger dans «le parlement de l'alternance» proposé par François Bayrou. «L'avenir de la gauche, c'est d'abord sa propre union, réagit Pierre Moscovici. La démarche du président du MoDem est tactique...» François Bayrou a en effet laissé entendre qu'il présenterait des listes autonomes aux régionales de 2010 et qu'il irait seul à la bataille présidentielle de 2012. Savourant la situation dans son coin, l'UMP a finalement ajouté à la cacophonie, par la voix de Valérie Pécresse: «Notre porte est toujours ouverte aux élus et aux électeurs du MoDem», a assuré la ministre de l'Enseignement supérieur.