Menaces du «corbeau»: Le dernier des interpellés libéré samedi soir à Montpellier

ENQUÊTE e parquet antiterroriste ne semble pas plus avancer sur la mystérieuse «cellule 34»...

Avec agence

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Le buraliste de l'Hérault qui était la dernière personne en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les menaces adressées à des hommes politiques par une mystérieuse «cellule 34» a été remis en liberté samedi vers 21h, a annoncé dimanche une source proche du dossier.

Ce commerçant de Saint-Pons-de-Thomières (Hérault), où s'était tenu samedi un rassemblement contre les «méthodes policières», avait été interpellé jeudi, en même temps que dix autres personnes. Samedi soir, les six dernières personnes encore détenues avaient été finalement libérées, sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre elles.

Issues de la mouvance d’extrême gauche

Le buraliste, rédacteur d'une feuille qui se qualifie de «prolétarienne», avait déjà entendu précédemment au cours de cette enquête menée par le parquet antiterroriste.

Les enquêteurs cherchent à déterminer qui se cache derrière la «cellule 34» qui a adressé depuis fin 2008 une trentaine de lettres de menaces, parfois accompagnées d'une balle et postées dans le Midi, à des ministres ou personnalités de droite, dont le président Nicolas Sarkozy.

Les personnes interpellées, parmi lesquelles figuraient outre le buraliste - ancien légionnaire -, un dentiste et un architecte, seraient, selon certaines sources, proches de la mouvance d'extrême gauche et engagées dans la lutte contre l'implantation d'éoliennes.

Alliot-Marie, Dati, Juppé, Albanel...

Les lettres ont été postées de plusieurs villes de l'Hérault: quelques envois sporadiques, inconnus à l'époque, fin 2008, suivis de plusieurs autres missives à partir de début février 2009 d'un même endroit, à proximité de Béziers.

Accompagnées d'une balle de 9 mm, de type 38, les lettres ont été adressées au sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, et au président de la République. D'autres missives ont été envoyées à Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati et Christine Albanel, ainsi qu'au maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé.

Le député UMP du Nord Christian Vanneste et le sénateur UMP de Lozère Jacques Blanc ont également reçu la lettre. Un courrier similaire était aussi parvenu au PDG de TF1 Nonce Paolini au siège de la chaîne à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), ainsi qu'à France Télévisions.