Taxe carbone: rien n'est arrêté, Nicolas Sarkozy n'a pas encore tranché

ENVIRONNEMENT Le président de République à assuré à Cécile Duflot que les arbitrages ne sont pas encore rendus...

Avec agence

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Le 3 septembre, Nicolas Sarkozy recevait à l'Elysée Cécile Duflot, la secrétaire nationale des verts, pour discuter de la taxe carbone.
Le 3 septembre, Nicolas Sarkozy recevait à l'Elysée Cécile Duflot, la secrétaire nationale des verts, pour discuter de la taxe carbone. — G. CERLES /AFP

Cela sonne comme un désaveu pour François Fillon. Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi à la secrétaire nationale des Vert que les arbitrages sur le montant ou les modalités de compensation de la taxe carbone n'étaient «pas encore rendus», a assuré Cécile Duflot à l'issue d'un entretien avec le président.

«On était venus un peu dubitatifs (...) il nous semblait inutile de nous consulter si les arbitrages étaient rendus. Le Président nous a confirmé que les arbitrages sur la contribution climat énergie n'étaient pas rendus, ni sur le montant ni sur les modalités de compensation et qu'il souhaitait poursuivre les échanges», a-t-elle déclaré à la presse.

La discussion reste donc ouverte

«Ce qui veut dire très concrètement que l'interview du Premier ministre qui va être publiée dans le Figaro Magazine samedi n'est pas parole d'évangile, n'est pas inscrite dans le marbre», a renchéri le député européen Jean-Paul Besset (Europe Ecologie), qui participait à l'entretien en compagnie du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.

Dans cet interview rendue publique mercredi, François Fillon a annoncé que la taxe carbone ne serait pas appliquée à l'électricité et que son prix serait initialement fixé à 14 euros par tonne de C02. «Cela veut dire tout simplement, selon le président de la République, que la discussion reste ouverte, aussi bien sur le taux de la taxe, que les 14 euros annoncés ne sont pas arbitrés, que sur les modalités, que sur sa progressivité et que sur son champ d'application», a poursuivi M. Besset, un proche de Nicolas Hulot.

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«Ce niveau annoncé (...) c'était tuer la taxe et l'idée même de contribution climat énergie», a estimé Cécile Duflot. «C'est un débat qui se poursuit démocratiquement avec différents partenaires», a de son côté commenté Jean-Louis Borloo. «Le président de la République devrait arbitrer dans les jours qui viennent, peut-être en fin de semaine prochaine, sur l'ensemble de ce processus», a-t-il confirmé.
Le Président devrait recevoir prochainement la numéro un du PS, Martine Aubry, a précisé l'Elysée.