Grippe A (H1N1): le consentement écrit des patients devrait être nécessaire avant la vaccination

SANTE C'est la demande d'un syndicat d'infirmiers...

Avec agence

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Une infirmière fait les tests pour la grippe A (H1N1) à une femme à Nouméa, en Nouvelle Calédonie, le 21 août 2009
Une infirmière fait les tests pour la grippe A (H1N1) à une femme à Nouméa, en Nouvelle Calédonie, le 21 août 2009 — AFP PHOTO MARC LE CHELARD

Le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) estime que les patients qui se feront vacciner contre la grippe H1N1 devraient signer un document de «consentement éclairé comme pour les médicaments expérimentaux».

«Compte-tenu du bénéfice/risque de cette vaccination particulière, nous exigeons que les personnes qui souhaitent se faire vacciner aient un entretien avec un professionnel de santé, et signent un document de "consentement éclairé" comme pour les médicaments expérimentaux», indique Thierry Amouroux, secrétaire générale du syndicat, dans un communiqué.

Détailler les effets secondaires

Donné à l'issue de l'entretien, ce document de consentement «doit détailler les effets secondaires possibles, en employant un langage commun, facilement compréhensible, même par un patient sans grandes connaissances médicales ou scientifiques», précise-t-il. Il s'indigne par ailleurs qu'il soit prévu par circulaire dans les centres de vaccination un quota de «30 injections par heure et par agent vaccinateur». Il ne s'agit pas d'un simple acte technique et les infirmières ont une «mission d'éducateurs de santé», souligne-t-il.

Le 1er septembre, ce même syndicat avait souligné que la vaccination massive de la population contre un virus grippal relativement bénin, le H1N1/2009, présentait des risques, en raison notamment d'éléments (adjuvants) entrant dans la composition de certains vaccins et de tests jugés pas assez nombreux.