Comité de la majorité: Pour de Villiers, «ce n'est pas un engagement perpétuel»

POLITIQUE Il était à l'Elysée ce mercredi, pour une rencontre autour de Nicolas Sarkozy...

Elodie Lestrade

— 

Un an après un score très décevant à l'élection présidentielle, Philippe de Villiers (Mouvement pour la France), se prépare à reprendre place sur l'échiquier politique, avec pour ambition de rassembler les voix de droite hostiles à la construction européenne.
Un an après un score très décevant à l'élection présidentielle, Philippe de Villiers (Mouvement pour la France), se prépare à reprendre place sur l'échiquier politique, avec pour ambition de rassembler les voix de droite hostiles à la construction européenne. — Stéphane de Sakutin AFP/Archives

Les membres du «comité de la majorité» ont été reçus ce mercredi par le chef de l’Etat. La première réunion, qui se fera en présence de tous les membres du comité, n’aura lieu que le 22 septembre prochain. Mais le Président tenait à resserrer les rangs de la majorité après les remous causés par le ralliement de Philippe de Villiers.

Accueillir les derniers ralliés

Seuls les principaux membres du comité étaient donc conviés. Les leaders des partis co-fondateurs de la majorité Jean-Louis Borloo (Parti radical) et Christine Boutin (Parti Chrétien démocrate) ainsi que ceux des alliés comme Hervé Morin (Nouveau Centre) ou les ex-socialistes Jean-Marie Bockel (Gauche moderne) et Eric Besson (Progressistes) se sont donc retrouvés à l’Elysée.

Le but de cette rencontre sans ordre du jour précis? Accueillir les petits nouveaux: Philippe de Villiers - le leader du Mouvement pour la France (MPF) - et Frédéric Nihous, le chef de file de Chasse, pêche, nature et tradition (CPNT).

Un moyen pour la voix du MPF d’être «mieux entendue»

Après une heure et demie passée ensemble, les membres du comité se sont rapidement dispersés, ne s’arrêtant pas devant le parterre de journalistes amassé aux portes de l’Elysée. Seul Philippe de Villiers est venu, à pied, faire le bilan de cette première rencontre. «Le Président a réuni l’ensemble des sensibilités de la majorité présidentielle afin d’expliquer ce qu’est cette instance (…). Il m'a répété qu'il ne me demande pas, à moi ou à quiconque, d'abandonner ses idées, mais au contraire de rester soi-même, de mettre en commun nos réflexions et nos échanges».

Revenant sur les raisons du ralliement du MPF à la majorité, il a reconnu qu’au-delà de la volonté d’affronter ensemble la crise économique actuelle et d’établir une stratégie politique commune, cela permettrait à «la voix du MPF d’être mieux entendue».

«Pas un engagement perpétuel»

Interrogé sur la durée de son ralliement, le président du conseil général de Vendée a tenu à préciser: «Le comité de liaison n'est pas un engagement perpétuel pour les membres qui en font partie (...) C'est une instance de dialogue, on ne sert pas à la sortie une produit unique, ce n’est pas une broyeuse.»

Le MPF se dit prêt à faire l'union dans les Pays-de-la-Loire et en Poitou-Charentes, seules régions où son parti a enregistré de bons scores aux européennes, avec respectivement 14% et 11,5% des voix, contre une moyenne nationale de 4,8%.